Corneille Naanga, le président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) a finalement fait sa présentation sur le calendrier électoral après l’option levée au Dialogue de faire la présidentielle, les législatives et les provinciales en une séquence. Bien entendu avec un nouveau fichier électoral.

Sa présentation très attendue a eu lieu le samedi 1 octobre à la cité de l’OUA. Pour le président de la CENI les élections auront lieu en novembre 2018. Soit un glissement de deux ans. Selon lui, il faudra compter plus ou moins 504 jours à partir de juillet 2017- mois pendant lequel le nouveau fichier électoral sera disponible, pour boucler toutes les opérations électorales complexes. Le fichier électoral consolidé aura plus ou moins 45 millions d’électeurs d’après les prévisions de Nangaa. Mais les défis à surmonter d’ici la présidentielle fixée en novembre 2018 sont à la fois d’ordre légal que technique sans oublier les contraintes financières. Sur le plan législatif, il faudra une loi sur la répartition des sièges par circonscription en fonction du nouveau fichier. Responsabilité du parlement qui sera à cette période-là en vacances parlementaires mais peuvent les interrompre pour l’intérêt supérieur de la nation. Une fois la loi disponible, la CENI devra procéder à l’inscription des candidats aux différents scrutins ( présidentiel, législatifs et provincial). Après cette étape, la CENI pourra alors commander notamment les bulletins de vote notamment. Leur production prendra un certain temps. Tout comme leur livraison et leur déploiement dans les différents bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national. Il n’y a pas que les bulletins, il y a aussi les urnes, l’encre et d’autres matériels électoraux dit sensibles qui devront passer par le même processus. À côté du matériel, la CENI devra recruter et former du personnel pour le bon déroulement du processus électoral. Pour surmonter tous ces défis, il faudra que les finances suivent. Sinon le calendrier électoral de Nangaa qui n’a pas encore fait l’objet d’un consensus risque de ne pas être respecté. Bien entendu, l’autre hypothèque qui pèse sur la proposition de calendrier de la CENI est d’ordre politique: attitude du Rassemblement et bonne foi de la Majorité présidentielle.


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