Dans une dizaine de jours, la face de la guerre d’agression pourrait changer en défaveur de la République Démocratique du Congo si rien n’est envisagé pour contrer la menace rwando-ougandaise dans le Rutshuru, révèle le journal LesCoulisses.info.

Bunagana n’a jamais été l’objectif final de l’offensive rwando-ougandaise sous le label M 23. La cité de Bunagana n’est qu’un point d’atterrissage. Objectif : Rusthuru-centre et finalement Goma pour négocier en position de force avec Kinshasa “, décrit Nicaise Kibel Bel’Oka. Pour ce faire et après le tollé provoqué par des preuves de la participation des éléments de la Rwanda Defence Force (armée rwandaise) en soutien au M23, “ la stratégie peaufinée est celle d’aider le M23 à avoir des effectifs importants capables de garder pendant longtemps des positions conquises sans une présence visible des parrains ”, décrit-il.

Rebelles M23

Ainsi, des centaines de jeunes sont en formation au maniement d’armes et aux techniques de combat depuis plusieurs semaines dans le Rutshuru. Des infiltrations aussi sont signalées dans certaines localités. Dans deux semaines, indiquent les sources de Les Coulisses, “ les recrues seront larguées sur le terrain des affrontements pour la conquête d’autres espaces en visant Rumangabo jusqu’à Goma. Les FARDC ne doivent pas dormir sur leurs lauriers et comprendre que l’inhibition est très dangereuse pour une armée qui joue à la défensive sur son propre territoire ”, prévient-il.

La ruse ougandaise, un partenaire qui arme les terroristes du M23

L’on ne doit pas perdre de vue qu’une bonne partie de combattants de l’aile militaire du M 23 défaite en 2013 avait trouvé refuge en Ouganda notamment dans le camp des réfugiés de Kihanga et que les officiers étaient logés à Kampala. En octobre 2021, ce camp fut détruit par l’UPDF qui avait contraint les ex-combattants chassés du sol ougandais (au nombre de près de 250) de rejoindre Makenga sur le sol congolais.

Makenga avait quitté l’Ouganda pour Bunagana début février 2017 avec les colonels Mboneza, J.C. (décédé), Ernest (nom de famille inconnu), colonel Kanyamibwa et quelques soldats de rang, mentionne le même journal. Ils ont occupé Sarambwa en plein parc national des Virunga. En 2018, ils seront rejoints par la vague de papa Siera (nom de famille inconnu) déjà décédé, colonel Kipanga, colonel Nzenze, colonel Gaceri et quelques autres combattants pour un effectif total estimé à près de 120 officiers et combattants confondus.

Makenga a entrepris la sensibilisation des jeunes “Rwandophones” restés au pays et en Ouganda pour rejoindre le maquis. Bien après, Bertrand Bisimwa chassé de l’Ouganda atterrit à Bunagana avec 10 officiers. La campagne de recrutement est lancée auprès des réfugiés congolais en Ouganda et au Rwanda. Des jeunes rwandais désœuvrés et/ou exerçant des métiers domestiques prennent la direction du maquis de Rutshuru. Sans tenir compte de l’âge”, note encore Les Coulisses. Le recrutement continue à Nyakabanda où des jeunes ont été forcés à se rendre au camp Nakivari pour recevoir les rudiments du maniement des armes.

Le Rwanda réactive ses propres génocidaires Nyatura de Masisi en soutien au M23

Le major Kazungu, ancien chef Nyatura qui a semé mort et désolation dans le territoire de Masisi rejoint le M23 avec près de 300 combattants. “ Blessé lors de la première tentative de la prise de Bunagana en avril 2022, il sera transféré en Ouganda par l’UPDF pour des soins appropriés ”, explique le Nicaise Kibel Bel’Oka.

Depuis, il a rejoint la localité Mbuzi comme commandant bataillon pour le compte du M 23. 70 % des effectifs ont été recrutés de gré ou de force dans la communauté Hutu. Le premier groupe est parti de Masisi en octobre 2021, après l’attaque de Rugari (40 km de Goma, au nord de Rutshuru). Le major Kazungu a donc rejoint les deux colonels Nyatura qui avaient gagné les rangs du M23 sur demande du Rwanda. Il s’agit des colonels Gaceri, frère aîné de sieur Bahati, actuel chargé des finances du M23 et du colonel Kipanga (décédé dans le bombardement de la FIB lors de l’attaque de Kibumba).

Le colonel Gaceri commande Bunagana, rédige le journal. “Toute honte bue, le Rwanda accuse la RDC de bénéficier du soutien des FDLR alors que Kigali travaille avec les Nyatura qui sont les alliés incontournables des FDLR et qui constituent leur béquille. Allez-y comprendre quelque chose”, se préoccupe le journaliste. Ses sources estiment à près de 2 mille combattants formés venus du Rwanda, de l’Ouganda, de Goma, Rutshuru et Masisi qui seront largués lors de l’offensive qui se prépare après la fin de la formation.

Par Gédéon Ngango



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