Le Lieutenant-général Eric Likulia, Auditeur général près la Haute cour militaire, a envoyé une deuxième convocation au général d’Armée (4 étoiles) John Numbi Banza Tambo pour qu’il se présente à son office à Kinshasa le 1er avril en cours. Mais, il ne l’a pas fait de la même manière que pour la première convocation pour le 17 mars dernier.

Par cette deuxième convocation, l’Auditeur général vient d’épuiser les actes de procédure contre John Numbi Banza Tambo dans l’affaire du double-assassinat de Chebeya et Bazana. Il ne lui reste que l’émission d’un mandat d’amener contre le concerné. Mais il ne le fera pas car ce serait dans le vide, John Numbi Banza Tambo étant introuvable aussi bien à Lubumbashi qu’à Kinshasa.

Il n’a pas jusque-là répondu aux deux convocations de l’Auditorat général près la Haute cour militaire. Me Richard Bondo Bontshi du collectif d’Avocats des parties civiles Chebeya et Bazana lui a adressé hier un message pour qu’il se présente.

Aux dires de Richard Bondo du collectif des Avocats Chebeya-Bazana, comme John Numbi ne se présente pas à l’Auditorat général près la Haute cour, le Parquet militaire va, en conséquence, clôturer l’instruction pré-juridictionnelle et fixer la cause à la Haute cour militaire. Dans ce cas, John Numbi Banza Tambo sera alors jugé par défaut et ne pourrait être représenté par aucun Avocat pour donner contradictoirement ses moyens de défense.

Le Jugement sera exécutoire contre le général d’Armée. C’est la toute première fois depuis le début de cette funeste affaire Chebeya-Bazana que le général John Numbi alors Inspecteur général de la Police nationale (PNC) à l’époque des faits est convoqué devant les instances judiciaires militaires. Autrefois, alors qu’il était considéré comme le suspect N°1 de ce double-assassinat, il n’avait alors comparu que comme renseignant. Il ne pouvait donc pas être poursuivi. En outre, le procès lui-même s’est déroulé en l’absence de principaux accusés comme le major Christian Ngoy Kengakenga, qui était condamné à mort par défaut pour “assassinat par tortures“. Aujourd’hui, il est à Kinshasa où le Pouvoir de Félix Tshisekedi l’a transféré, après son arrestation dans la ville de Lubumbashi.

Il en est de même pour Jacques Mugabo, son garde du corps, présenté dans les aveux des deux policiers réfugiés à l’étranger comme celui qui a enterré le corps de Fidèle Bazana Edadi dans la ferme du général Katanga Djadjidja à Mitendi. 



Par Gédéon Ngango


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