Dans un entretien par visioconférence d’une vingtaine de minutes, le jeudi 4 août 2022, avec le président en exercice de la CEDEAO, le Bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a souhaité le ralliement des pays africains dans sa guerre contre la Russie de Vladimir Poutine. Tout en réaffirmant son adhésion au principe de non-alignement, le président Embaló a promis de se rendre à Kiev en compagnie du président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall, en septembre prochain.

Volodymyr Zelensky & Umaro Emaló

Confronté depuis le 24 février dernier, à une «opération militaire» que la Russie a imposée à son pays, le président ukrainien Volodymyr Zelensky mobilise du monde pour défendre sa cause. Et pour cela, il a, depuis le début de l’invasion russe, bénéficié du soutien des pays d’Europe dans leur majorité et des Etats Unis.

L’Afrique, quant à elle, a depuis lors observé une neutralité face à une guerre qui se passe loin de ses frontières mais dont les conséquences la frappent de plein fouet.

Le président Zelensky est décidé à briser cette roue. Après s’être adressé à l’Union africaine le 20 juin dernier, le chef de l’Etat a une nouvelle fois demandé le ralliement des Africains à son pays qui fait face à l’agression de la Russie depuis environ six mois. Il a ainsi souhaité obtenir le soutien de la CEDEAO dans ce sens et l’a fait savoir au cours d’un entretien en visioconférence, le jeudi 4 août 2022, avec le président en exercice de l’organisation ouest africaine, le chef d’Etat bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló.

Depuis le début de la guerre russo-ukrainienne, les États africains ne sont jamais parvenus à afficher une position commune et consensuelle vis-à-vis de Moscou. Mieux, ils sont apparus à plusieurs reprises divisés sur cette question. Le 7 avril dernier, plusieurs pays du continent ont figuré parmi les 58 qui se sont abstenus lors du vote de l’Assemblée générale de l’ONU suspendant la Russie du Conseil des droits de l’homme en raison de l’invasion de l’Ukraine.

La neutralité affichée des pays africains face au conflit ukrainien a fini par courroucer des dirigeants européens, notamment le président français Emmanuel Macron qui, lors de sa tournée africaine, a dénoncé au Cameroun de Paul Biya «l’hypocrisie entendue sur le continent africain». Une sortie qui a fait réagir une partie de l’opinion publique africaine qui s’indigne de plus en plus face à ce qu’elle qualifie de «position paternaliste» du dirigeant français.

Par Gédéon Ngango


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