L’Action des jeunes pour le bien-être social monte au créneau pour dénoncer l’exploitation abusive de la forêt faite par la société chinoise dénommée, Booming Green dans la localité de Yakata, Secteur de Boso-Simba, territoire de Bongandanga dans la province de la Mongala. En rapport aux informations à notre possession, nous avons l’insigne l’honneur de vous informer que, parmi les trois sociétés d’exploitations des bois d’œuvres en activités à la Mongala, la Société Booming Green basée à Yakata Excelle dans le non-respect des normes d’exploitation des bois d’œuvres en vigueur en RDC.

En effet, les informations à notre possession révèle que:

  1. La société Booming Green n’a jamais bénéficié de la présence des inspecteurs forestiers de l’Administration forestière centrale, moins encore de la présence des agents de la Direction des Inventaires d’Aménagement Forestier en sigle «DIAF» en vue de procéder aux missions d’inspection telles que prévues dans le code forestier de 2002, ainsi que dans l’arrêté ministériel 102, en rapport avec le contre inventaire d’aménagement et d’exploitation, lesquelles vérifications devraient impérativement se faire par les gens de la DIAF avant toute opération d’exploitation forestière par la société précitée;

  2. L’exploitation forestière industrielle qui s’opère par la société Booming Gréen après avoir hérité les actifs et les passifs de la SIFORCO, spécialement dans la 052b/14 et autres ne respecte pas les normes qui régissent l’ensemble des pratiques visant à optimiser les impacts nocifs sur l’environnement, la main d’œuvre et les populations locales concernées, afin de maintenir la capacité productive de la forêt et ses fonctions écologiques et sociaux économiques;

  3. Tandis que les textes prévoient l’exploitation des bois en tenant compte de diamètre minimum d’exploitabilité, il se fait malheureusement que, les concessionnaires précitées n’ont tiennent pas compte pour dire, exploite certaines essences forestières, ayant le diamètre en dessous du DME prévu;

  4. Jusqu’à ce jour, la société Booming Green ne dispose d’aucun plan d’aménagement forestier validé par l’administration forestière centrale et approuvé par le gouverneur de province tel que prévu dans les articles 61 et 62 de l’arrêté ministériel 034. La société continue à exploiter le bois à une allure refrénée à tel enseigne que, dans moins de quatre ans, le concessionnaire a atteint le deuxième bloc d’aménagement quinquennal (BAQ2) ce qui a pour conséquence la violation des normes et non-respect de la gestion durable des forêts de la République Démocratique du Congo;

  5. La société Booming Green ne manifeste aucunement la volonté de signer les clauses sociales des cahiers des charges avec les communautés locales conformément à l’esprit de l’arrêté ministériel 072, mais s’arrange à trouver des compromis avec quelques chefs des groupements en ce qui concerne les modalités de décaissement des fonds de développement local, acte contraire aux dispositions pertinentes de l’arrêté ministériel ci-haut mentionné ;

  6. En ce qui concerne la situation fiscale, la société ne manifeste pas la volonté de payer régulièrement ses comptes, en 2019 elle devrait ajouter au moins 55.376,00 USD au gouvernement provincial et en 2020 elle devrait payer aussi une bagatelle de 505.879.269,00 CDF soit plus au moins 106.000,00 USD durant tout l’exercice 2020.

En conclusion, l’Action des jeunes pour le bien-être social constate que, la société ne respect ni les normes contenues dans le code forestier de 2002, ni les autorités provinciales dans la zone d’exploitation, moins encore les normes d’exploitations prévues dans le cahier de charge des populations locales riveraines des forêts, sous prétexte qu’elle est soutenue par certains politiciens nationaux anti valeurs au niveau du gouvernement central, qui tiennent mordicus à ronger l’économique provinciale en particulier et l’économie nationale en général.

Aussi, l’Action des jeunes pour le bien-être social demande l’implication des autorités nationales qui nous lisent en ampliation, ainsi que tous les partenaires tant (nationaux qu’internationaux), œuvrant dans le secteur environnemental à ordonner au concessionnaire à payer toutes ses dettes au niveau provincial et à respecter les clauses contenues tant dans le code forestier de 2002 et les redevances des cahiers de charges pour les communautés locales à déclarer à tu-têtu, Roger NZUMBU MOSENGE, Président National de cette structure citoyenne de la société civile.


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