Au moment où la campagne électorale s’achemine petitement vers sa fin, à jour j moins six de la tenue des élections générales dans la deuxième quinzaine de ce mois de décembre, les avis restent partager entre les protagonistes à ce scrutin. A défaut du déploiement effectif des matériels à ce jour, la situation crée un doute au sein des populations, du côté des électeurs comme chez les candidats.

A travers une correspondance de la Commission èlectorale nationale indépendante (CENI), adressée au Chef de l’Etat Félix Tshisekedi datée du 5 décembre pour lui solliciter urgemment, quatre Antonov et dix hélicoptères, pour faciliter à cette instance de l’appui à la démocratie un soutien rapide dans le dispatch des kits électoraux dans les fins fond d’un pays aussi vaste comme un continent avec absence des infrastructures routière, ferroviaire portuaire et aéroportuaire pouvant permettre une exécution rapide. Les détratracteurs de la CENI n’ont pas manqué d’occasion de dénoncer les conditions défavorables dans lesquelles la centrale électorale tient à organiser ces scrutins.

Dans sa réaction, l’opposant et candidat à l’élection présidentielle du 20 décembre Moïse Katumbi s’est voulu bienfaiteur en recquisitionnant certains de ses Avions à la disposition de la CENI, une main tendue vitée requalifiée par la présidence de la République: « La CENI s’adresse au Chef de l’Etat en tant que garant du bon fonctionnement des institutions », a déclaré Tina Salama, Porte-parole du Président Félix Tshisekedi.

La CENI enregistre quelques incendies des matériels au sein de ses sites, une situation qui n’avantage pas aussi cette institution dans le chrono. A l’endroit de la missive de la centrale électorale, le gouvernement congolais a réagi d’une promptitude aussi étonatonante annonçant l’appui de l’aviation militaire angolaise dans l’acheminement de ces kits, sans que celui-ci n’ait commencé, l’ambassadeur congolais aux Nations unies a transmis une correspondance au Conseil de sécurité pour solliciter à sa mission en fin mandat dans son pays, de mettre ses appereils à contribution au dispatching des matériels dans les zones où même la mission des Nations unies au Congo (MONUSCO) s’est présentement retirée. Une situation engendrant le quiproquo dans les oreilles du citoyen congolais lambda.

Visiblement la CENI a un mal qu’elle n’exprime pas profondement, mais son président Dénis Kadima se veut rassurant: « les élections auront bel et bien lieu à la date prévue, c’est-à-dire, ce 20 décembre ». Selon une source proche à la Cour constitutionnelle, cette haute instance judiciaire fixera l’opinion vendredi 15 décembre, sur oui ou non, les élections se tiendront comme prévu, dans le délai constitutionnel. Pendant ce temps, la CENI fait signe des élections et les candidats aux différents niveaux poursuivent le contact avec leurs potentiels électeurs.

Rossy Muhemedi

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