Un hélicoptère Mi-24 des FARDC a été abattu par les rebelles du M23 et s’est écrasé à Kabindi dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), le 17 juin 2022.

Cet appareil avait participé à un raid de bombardement des positions du M23 à Tchengerero, une contrée qui était alors sous contrôle du M23. Il y avait à bord de l’hélicoptère un congolais et deux géorgiens qui sont mort sur le coup.

Le M23 avait affirmé quelques heures après le crash de l’hélicoptère de l’armée, que ces combattants ont utilisé leurs armes RPG-7, cependant d’autres informations mettent en doute cette version.

Il s’agit du dernier rapport des experts de l’ONU qui atteste grâce aux différents témoignages oculaires dont l’équipage de l’hélicoptère de la MONUSCO qui accompagnait celui de FARDC, qu’une fumée blanche avait été aperçue avant que l’hélicoptère ne s’enflamme.

Ainsi, les experts de l’ONU affirment que l’hélicoptère a été possiblement touché par un missile sol-air, c’est-à-dire un type de système anti-aérien, ou une mitrailleur lourde.

Par ailleurs ces experts recommandent d’autres enquêtes pour l’identification précise du système de munitions qui a touché l’aéronef. Ils précisent que le M23 n’ont pas encore en leur possession des systèmes anti-aériens selon la documentation sur les armes lourdes et légères que possède le M23. Ainsi, l’armée rwandaise est fortement soupçonnée d’avoir réalisé ou aidé à réaliser ce crash.

Notons que le conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que plusieurs pays occidentaux ont condamné le Rwanda pour son soutien au mouvement terroriste du M23 et l’invite à cesser d’agir de la sorte. Kigali de son côté a toujours réfuté ces accusations.

Wab-infos

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