A quelques mois de l’organisation des élections en République Démocratique du Congo, l’incertitude plane encore, sur la participation des populations civiles, dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, sous un régime exceptionnel de l’état de siège depuis mai 2021.

Dans un entretien, l’acteur politque indépendant, Guershom Kahebe, doute encore de la bonne foi de Kinshasa de faciliter la population de ces deux provinces de se choisir son dirigent suprême ( chef de l’État) comme cela en a été le cas à 2018. Si à l’époque de Kabila la raison était liée à l’épidémie d’Ebola, en 2023, l’état de siège risque de s’ériger en obstacle.

Pour Guershom Kahebe, « il n’y a pas de raison de maintenir l’état de siège, au Nord-Kivu et en Ituri étant donné qu’il n’a pas produit un résultat escompté par rapport aux attentes ».

Tout en exigeant aux autorités compétentes de revenir à l’ordre constitutionnel normal, cet acteur politique a demandé à ces dernières de lever ce régime spécial pour « rassurer la population de l’organisation des élections en décembre prochain d’une part et de l’autre la participation de la population de ces deux prochaines à ces échéances électorales ».

« Lever l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri Parcequ’il n’a pas produit de résultats escomptés, il n’y a pas donc raison de le maintenir. Il faut plutôt revenir à l’ordre constitutionnel. Ce n’est qu’avec cela que nous pouvons être sûrs d’organiser les élections crédibles et transparentes. Il y va de l’intérêt de toute la nation congolaise », a-t-il martelé.

Depuis près de deux ans, les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sont contrôlées par des autorités militaires. L’objectif poursuivi par cette mesure sécuritaire spéciale est de restaurer l’autorité de l’Etat dans la région.

Politico
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