Mis à nu par la diplomatie congolaise et différents rapports des agences du système des Nations-Unies avant le coup de massue qu’il vient de recevoir du Conseil de sécurité à travers la résolution 2667 levant la mesure de notification sur l’achat d’armes imposée à la RDC, le gouvernement Rwandais ou mieux le porte-parole du mouvement terroriste M23 a sorti un communiqué, mercredi 21 décembre 2022, pour tenter maladroitement de se défendre alors que sa propre communication est une preuve flagrante de sa complicité.

Voici ce que dit Paul Kagame en substance :« Accuser le Rwanda de soutenir le groupe armé congolais M23 est une erreur et détourne l’attention de la cause réelle du conflit », affirme Kigali qui nie le massacre de Kishishe en le qualifiant d’une invention du gouvernement congolais.

Malheureusement, face à la mythomanie du gouvernement rwandais et celle de son dirigeant Paul Kagame, l’histoire récente de l’Afrique est là pour démontrer le contraire. En effet, parlant des causes du conflit, Paul Kagame est sans ignorer qu’en 1994 alors qu’ils s’entretuaient entre Hutus et Tutsis après qu’il avait assassiné le président Juvénal Habyarimana, la RDC alors à l’époque Zaïre, n’avait jamais interféré dans leur bassesse humaine.

Au contraire, la communauté internationale à travers les Nations unies sous l’Egyptien Boutros Ghali ont demandé sur fond de menace de la France sur le Zaïre, d’ouverture d’un couloir humanitaire pour faire entrer dans son territoire les réfugiés rwandais qui fuyaient les tueries. Des réfugiés que plus tard Kagame refusera d’accueillir estimant qu’ils pourront déstabiliser son régime, les contraignant ainsi à errer dans les forêts du Kivu. Avec la complicité de l’administration Clinton qui ne voulait plus de Mobutu après la réunion tenue au Kansas (USA) avec les multinationales pour l’exploitation de ressources en RDC, le Rwanda de Kagame et l’Ouganda de Museveni seront armés par Bill Clinton pour renverser le président Mobutu mettant en avant la traque de Hutus « génocidaires ».

Depuis, Paul Kagame ne veut plus quitter la RDC car une fois arrivées à Kinshasa, les troupes rwandaises et quelques officiels avaient pillé et transféré argent et biens de valeur à Kigali. D’où le refus de Kagame en 1998 lorsque Laurent Désiré Kabila voulait rompre cette relation l’ayant conduit au pouvoir à Kinshasa. Les hommes de Kagame chassés de Kinshasa en juillet 1998, le 2 août de la même année, une pseudo-rébellion tutsi va se déclarer dans l’Est de la RDC avec métastases après chaque compromis jusqu’à ce nébuleux M23 en passant par AFDL, RCD et CNDP.

Lorsque Kagame parle de causes réelles du conflit, peut-il démontrer à la face du monde que les populations rwandophones vivant au Zaïre devenu RDC étaient en danger ? N’est-ce pas que les deux peuples ont toujours vécu dans la quiétude et se sont mariés sans préjugés ! Pourquoi c’est Kagame qui pense mieux connaître les causes réelles du conflit entre un « groupe ethnique congolais » et son propre gouvernement que ce groupe lui-même ? Comment Kagame justifie-t-il sa production de coltan, de la cassitérite, d’or et de diamant alors que son sous-sol ne regorge pas ces matières !

Et bien mentez, mentez, dit-on, il en restera toujours quelque chose. Telle une souris à l’appétit glouton pistant les croûtes de pains dans la maison, Kagame se retrouve hors-jeu cherchant à s’accrocher inintelligiblement à un discours devenu obsolète.

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