L’Union Européenne se félicite des travaux et du récent rapport du groupe d’experts des Nations unies mandatés par le comité des sanctions des Nations unies sur la RDC. Elle se dit « profondément troublée par ses conclusions ».


Ainsi, l’UE exhorte la RDC, le Burundi, le Rwanda, et l’Ouganda à répondre intégralement aux conclusions du rapport.

« Plus précisément, l’UE exhorte vivement le Rwanda de cesser de soutenir le M23 et d’utiliser tous les moyens pour faire pression sur le M23 afin qu’il se conforme aux décisions prises par la CAE et lors du mini-sommet sur la paix et la sécurité dans la région orientale de la RDC à Luanda le 23 novembre 2022 ». Elle exhorte également vivement tous les États de la région à empêcher tout soutien aux groupes armés actifs en RDC.

« Elle appelle la RDC à stopper et empêcher toute coopération entre les FARDC et les groupes armés, notamment les FDLR, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la population civile sur son territoire. Des consultations redynamisées avec tous les groupes armés locaux visant à leur engagement envers le programme de désarmement, démobilisation, réintégration communautaire et stabilisation, et le démantèlement des groupes armés étrangers, sont des éléments importants de toute solution politique à long terme à la crise dans l’est de la RDC et dans la région ».

Déjà sous pression de chancelleries occidentales, le Rwanda se retrouve accusé dans ce nouveau rapport des Nations unies d’avoir mené des opérations militaires dans l’est de la RDC, et d’avoir fourni « des armes, des munitions et des uniformes » à la rébellion du M23. Dans ce document, des experts mandatés par l’Onu affirment avoir collecté des « preuves substantielles » démontrant « l’intervention directe des forces de défense rwandaises (RDF) sur le territoire de la RDC », au moins entre novembre 2021 et octobre 2022.

Actualite
Wab-infos

Si vous avez aimé cet article, n'hesitez pas à le partager sur les reseaux sociaux!!!