A quelques heures de la fin de mission de la force militaire est-africaine EAC, sur le sol congolais, dans l’est du pays, des combats sont signalés depuis le week-end dernier dans le Masisi, à l’ouest de Saké, à une trentaine de kilomètres de Goma. Entre les forces gouvernementales et les rebelles du M23, un regain de tension est perceptible à moins deux semaines des élections générales du 20 décembre.

Les rebelles du Mouvement du 23 Mars veulent reprendre toutes les positions cédées aux troupes est-africaines, il y a un peu près d’un an, ces troupes composées essentiellement des contingents kenyans, burundais, ougandais et sud-soudanais. La mission pour cette force sous régionale était de contrer la rébellion pro rwandaise, selon plusieurs affirmations au cantonnement suivi d’une réinsirtion communautaire, une mission loin de son objectif. D’où depuis dimanche 3 décembre, autour de 300 militaires de la force de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) sont partis de Goma. Issus du contingent kényan, des militaires qui étaient positionnés dans le secteur de Tongo, dans le Rutshuru, dans le parc des Virunga, ont débuté leur retrait du sol congolais.

Un retrait que dans la majeure partie de l’opinion nationale congolaise veule effective, étant donné que l’espoir suscité par le déploiement de ces troupes n’a pas eu d’effet escompté sur le terrain. Cette force étant vite critiquée par Kinshasa qui l’accusait de passer outre son format de création, au lieu d’attaquer les rébelles, elle s’est affichée pour une résolution de dialogue, position fistiguée par les autorités congolaises.


Au moment de son retrait, les rebelles du M23 poursuit les assauts sur les positions de l’armée congolaise à Mushaki notamment dans le territoire de Masisi, à quelques kilomètres de Saké, sur la route menant vers le territoire de Walikale. De violents combats sont signalés sur cet axe provoquant un déplacement accru des populations, accentuant leur calvaire qui est devenu insupportable dans des camps qui les reçoivent autour de Goma. Les soldats de la communauté d’Afrique de l’Est restent opèrationnels en RDC pour une durée de moins de 24 heures, dans un communiqué du début de la semaine, un officier du contingent ougandais dit attendre la notification de sa hiérarchie pour retourner dans leur pays. Notons que c’est la toute première mission militaire sous les auspices de la communauté est-africaine pour tenter désamorcer une crise sécuritaire d’un pays membre et celle-ci se solde par un bilan largement négatif suite au manque d’harmonie dans l’organisation régionale, chaque état ayant son agenda, selon plusieurs observateurs.

Rossy Muhemedi

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