Dans une lettre du 03 mai 2023 adressée au président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima, et consultée par nous, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dit ne plus être en mesure d’auditer le fichier électoral de la République démocratique du Congo.

« Je porte à votre connaissance que l’OIF ne sera malheureusement pas en mesure de répondre favorablement à votre demande visant à accompagner la CENI dans l’audit du fichier électoral », écrit Hervé Barraqua, directeur de cabinet de Louise Mushikiwabo, la secrétaire générale de cette institution.

Louise Mushikiwabo

L’OIF affirme avoir décliné la demande de la CENI à cause du délai trop court lui proposé pour cette activité.

« L’OIF a déployé, du 23 au 28 avril dernier, une mission exploratoire à Kinshasa, aux fins d’évaluer le contexte global de préparation et de déroulement du processus électoral et d’identifier les domaines où l’OIF pourrait apporter un appui . Comme la mission vous l’a expliqué, la durée impartie par votre institution pour l’opération d’audit externe du fichier électoral (15 au 20 mai) rend très difficile la réalisation de cet exercice impossible », explique le missi dominici de Mushikiwabo.

L’opinion congolaise est majoritairement opposée à l’audit externe du fichier électoral par l’OIF, à cause de la crise sécuritaire entre la RDC et le Rwanda. Des congolais verraient d’un mauvais oeil que l’OIF dirigée par une rwandaise, proche de Paul Kagame, ait un regard sur leur processus électoral.

L’église catholique, par la bouche de monseigneur Donatien Nshole, propose que la CENI trouve un autre auditeur externe qui rassure les plans de l’efficacité et de l’objectivité, pour mener à bien cette mission de manière à faire réduire la méfiance sur le processus électoral.

Wab-infos

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