Quels que soient les défauts que vous citez, adaptez votre discours à un quotidien pro. En d’autres mots, montrez que vous vous connaissez bien et que vous avez d’ores et déjà trouvé vos parades pour transformer ces défauts en forces. Vous serez d’autant plus convaincant si vous pouvez faire appel à des exemples concrets et à des retours positifs d’expériences précédentes.

Certains défauts comme “désorganisé”, “paresseux” ou “procrastinateur” restent très compliqués à défendre face au recruteur. On vous déconseille de vous tourner vers eux, à moins d’avoir un profil atypique et une réelle volonté de défendre ce volet de votre candidature !

1. Je suis perfectionniste

Le classique ! Si vous le choisissez, gardez en tête qu’il est attendu des recruteurs et précisez pourquoi vous faites quand même ce choix.

Pourquoi c’est un vrai défaut en tant que collaborateur

Être perfectionniste en soi n’est pas un défaut : vous avez mis cinq ans à construire une Tour Eiffel en allumettes parfaitement alignées ? Bravo ! Mais sur le terrain pro, ça peut se traduire par des difficultés à déléguer et à lâcher prise ou un temps trop important accordé à certains projets de moindre importance.

Comment vous avez réussi à en faire une force

Mettez en avant la confiance que vous savez désormais accorder aux autres pour déléguer ou faire valider un projet. Selon le poste pour lequel vous candidatez, vous pouvez aussi faire valoir que vous êtes celui ou celle à qui confier une ultime passe parce que vous ne vous essoufflez presque jamais !

2. Je suis timide

Mettre en avant sa timidité, c’est poser des mots sur ce que le recruteur va peut-être percevoir en entretien. Et les recruteurs aiment quand les choses sont claires !

Pourquoi c’est un vrai défaut en tant que collaborateur

Être timide vous empêche peut-être de prendre la parole même quand vous avez une remarque importante à partager et cela peut aussi compliquer vos échanges en externe. Pour certains métiers, c’est rédhibitoire : difficile d’imaginer un commercial incapable de prendre son téléphone pour contacter un client !

Comment vous avez réussi à en faire une force

Vous êtes timide, ok, mais vous avez la maturité suffisante pour prendre sur vous quand c’est nécessaire. Vous avez encore du mal à prendre la parole en réunion ? Vous prenez en charge son compte-rendu et votre capacité d’écoute est une valeur ajoutée pour restituer le contenu des échanges en les commentant.

Dites aussi que vous vous faites vite une place appréciée dans une équipe et que vous trouvez rapidement vos marques !

3. Je suis entier

Si l’hypocrisie est généralement peu appréciée en open space comme ailleurs, les tempéraments entiers provoquent aussi une certaine méfiance, notamment quand le poste à pourvoir l’est au sein d’une équipe qui fonctionne bien.

Pourquoi c’est un vrai défaut en tant que collaborateur

Parce que les filtres sont importants dans une équipe ou avec sa hiérarchie ! Les éclats de colère ou les remarques brutales n’ont pas leur place en entreprise. Quand on parle de bienveillance entre collaborateurs, c’est parfois simplement être capable de prendre sur soi pour garder une remarque : tout n’est pas bon à dire dans un contexte professionnel !

Comment vous avez réussi à en faire une force

Montrez comment vous avez réussi à faire la part des choses et à mettre les formes. Vous n’êtes pas celui ou celle à qui on fait dire oui alors qu’il pense non, mais vous savez argumenter avec bienveillance et vous comprenez que votre avis négatif n’est pas un veto pour faire avancer un projet. Et votre entourage professionnel apprécie votre authenticité, notamment en tant que manager.

4. Je suis impatient

Attendre est parfois une vraie épreuve de force dans votre quotidien et vous trouvez honnête de partager ce merveilleux trait de caractère avec le recruteur.

Pourquoi c’est un vrai défaut en tant que collaborateur ?

Vous avez du mal à tenir en place, vous trépignez quand les réunions traînent, vous avez du mal à attendre un retour de collègue quand vous estimez lui avoir donné assez de temps ? Oui, c’est bel et bien un défaut 🙂

Comment vous avez réussi à en faire une force

Pour convaincre le recruteur, dites-lui que vous savez désormais comment canaliser cette impatience : vous avez appris à vous organiser pour ne pas mettre la pression quand vous déléguez, vous connaissez bien vos limites et vous savez comment évacuer votre stress en allant courir un 5 km sur la pause de midi !

5. Je suis influençable

On vous appelle girouette et on dit de vous que vous changez d’avis comme de chemise ? Être influençable n’est ni une catastrophe ni une fatalité.

Pourquoi c’est un vrai défaut en tant que collaborateur ?

Parce que les recruteurs veulent intégrer dans leurs équipes des collaborateurs qui ont une valeur ajoutée et qui sont droit dans leurs bottes sur leur sujet d’expertise !

Comment vous avez réussi à en faire une force

De l’autre côté de la médaille, il y a votre capacité à écouter. Les avis des autres, mais pas seulement : vous vous nourrissez de votre veille, des innovations d’ici et d’ailleurs… Plus qu’influençable, vous êtes adaptable et agile et vous savez faire bouger les choses tout en préservant la sérénité de votre équipe.

En bonus, le défaut qui n’en est pas vraiment un !

Si vous devez citer trois défauts, vous pouvez terminer par un défaut qui n’en est pas et qui fera (peut-être) sourire le recruteur : vous cuisinez mal, vous ne savez pas parler un mot de suédois ou vous confondez toujours les acteurs des séries… Pas de quoi s’étendre plus sur ces différents sujets, mais une façon de clore le chapitre des défauts sur une note plus légère !


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