La nuit de dimanche à lundi a replongé l’ouest de Goma dans la violence. À Mugunga, dans la commune de Karisimbi, des hommes armés ont mené une incursion suivie d’intenses échanges de tirs avec des éléments de l’AFC/M23, faisant plusieurs morts et semant la panique parmi les habitants.
Selon des témoignages concordants, des détonations d’armes lourdes et légères ont retenti entre 23 heures et 1 heure du matin. « C’était une nuit de terreur », rapportent des riverains, évoquant des combats d’une rare intensité dans cette zone déjà fragile. La confrontation aurait éclaté lorsqu’une patrouille de l’AFC/M23 a intercepté le groupe. Des sources locales, dont celles proches de l’AFC/M23, avancent un bilan plus précis de 13 combattants wazalendo tués et trois capturés.
L’identité des assaillants soulève de nombreuses interrogations. Certains portaient des uniformes militaires, d’autres étaient en civil, mais tous étaient lourdement armés. Selon les mêmes sources, ils seraient venus du parc des Virunga. Les mêmes sources affirment qu’il s’agissait de combattants Wazalendo, appuyés par des éléments des FDLR, et que leur objectif était de piller des biens de la population, notamment des vivres.
Sur le terrain, les habitants des quartiers de l’ouest de Goma décrivent une psychose persistante. Les affrontements, impliquant des armes lourdes, ont ravivé la peur dans une ville déjà marquée par une instabilité chronique.
Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Moins d’une semaine auparavant, des tirs de drone avaient visé une résidence d’humanitaires, causant la mort de trois personnes, dont une employée française de l’UNICEF. L’AFC/M23 et le gouvernement congolais continuent de se renvoyer la responsabilité de ces frappes, tandis qu’à Paris, une enquête a été ouverte par le parquet antiterroriste.
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