Dans l’est de la République démocratique du Congo, la fragile accalmie autour de Minembwe vole en éclats. L’armée congolaise, les Forces armées de la République démocratique du Congo, et le mouvement politico-militaire AFC/M23 s’accusent mutuellement d’avoir violé le cessez-le-feu dans les Hauts Plateaux de Minembwe.

Dans un communiqué officiel publié depuis Kinshasa, les FARDC affirment avoir abattu un drone de type militaire qu’elles attribuent à l’armée rwandaise, dénonçant une « agression caractérisée » et une violation de l’espace aérien congolais. Selon elles, l’appareil menait une mission offensive visant à la fois des positions militaires et des populations civiles.

De son côté, l’AFC/M23 évoque des bombardements « simultanés, soutenus et ininterrompus » menés par les forces gouvernementales entre le 25 et le 26 avril 2026, ciblant des zones densément peuplées, notamment à Gakenke et Mikenge. Le mouvement parle d’une violation « flagrante et répétée » du cessez-le-feu, accusant Kinshasa d’utiliser des drones de combat.

Ces accusations croisées interviennent alors que le mécanisme de surveillance issu des engagements pris lors de la rencontre de Accords de Montreux tarde toujours à être déployé. En l’absence de dispositif de vérification indépendant, chaque camp campe sur ses positions, alimentant la confusion et les tensions sur le terrain.

Dans cette région stratégique du Sud-Kivu, les populations civiles restent les premières victimes d’un conflit aux contours de plus en plus flous, où la guerre de communication semble désormais aussi intense que les affrontements eux-mêmes.


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