Jeudi 5 février 2026, lors de la 74ᵉ édition du National Prayer Breakfast à Washington, D.C., le président américain Donald Trump a offert un discours qui dépasse les simples réflexions spirituelles pour devenir une tribune diplomatique et politique mise au service de sa stratégie internationale. L’événement annuel, qui réunit des responsables politiques, religieux et économiques pour célébrer la foi et la prière, a servi de cadre à Trump pour revenir longuement sur les avancées significatives de sa politique étrangère en Afrique, notamment l’accord de paix historique entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, et un important partenariat économique autour des minerais critiques.
Revenant sur les « Washington Accords for Peace and Prosperity », signés sous sa médiation le 4 décembre 2025 à Washington, Trump a décrit cet accord comme une étape sans précédent vers la fin d’un conflit de plus de 30 ans dans l’est de la RDC. Il a salué le leadership du président congolais Félix Tshisekedi, présent à ses côtés, qualifié de « très courageux », « remarquable » et « vrai président » pour son rôle dans la paix et la stabilité régionale.
Lire aussi : Conflits RDC–Rwanda : Kagame hausse le ton et accuse la communauté internationale d’ignorer la vérité
Au-delà de l’aspect diplomatique, le locataire de la Maison-Blanche a aussi mis en lumière l’accord économique majeur sur les ressources en minerais critiques notamment le cuivre et le cobalt conclu parallèlement avec la RDC et les États-Unis, que Trump a qualifié de « plus grand accord sur les minerais de l’histoire entre les États-Unis et l’Afrique », soulignant son importance stratégique pour les chaînes d’approvisionnement américaines.
L’intervention présidentielle n’a pas été exempte de clins d’œil personnels et d’humour : en conclusion, Trump a fait une référence aux Écritures, tout en évoquant la conseillère spirituelle Paula White-Cain, mêlant ainsi foi et politique dans une adresse qui a largement circulé sur les réseaux sociaux congolais et dans les médias africains.
L’intervention de Tshisekedi à Washington s’inscrit dans un contexte diplomatique dense, avec des réunions bilatérales, notamment avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, pour discuter de la mise en œuvre de l’accord de paix et des opportunités minières après un sommet sur les minerais critiques le 4 février 2026. L’ensemble de ces démarches marque une étape importante tant pour la paix durable en Afrique centrale que pour les relations économiques stratégiques entre la RDC et les États-Unis.
En savoir plus sur Wab-infos
Subscribe to get the latest posts sent to your email.



























































