Depuis Goma, ville sous contrôle de l’AFC-M23, dans l’est de la République démocratique du Congo, l’ancien président Joseph Kabila sort de son silence. Dans une interview accordée au média américain The New York Times, il conteste fermement sa condamnation à mort pour trahison et rejette toute implication avec la rébellion du M23.
Accusé par le pouvoir de Félix Tshisekedi d’être le chef occulte de ce groupe armé soutenu par le Rwanda, selon les experts de l’ONU, Kabila dénonce des accusations « absurdes » et affirme vivre sous protection rebelle uniquement parce que Goma est sous leur contrôle. Condamné par contumace en 2025, il échappe pour l’instant à toute arrestation.
Au cours de cet entretien rare, le premier en huit ans, l’ex-chef d’État reconnaît à demi-mot des arrangements politiques lors de l’élection controversée de 2018, tout en exprimant des regrets sur certaines décisions prises au pouvoir. Il critique également la légitimité des institutions actuelles congolaises.
Malgré son exil passé en Afrique du Sud, Kabila justifie son retour en déclarant simplement : « Je suis chez moi ». Interrogé sur un éventuel retour au pouvoir, il reste volontairement vague, préférant évoquer la nécessité de « patriotes » pour redresser le pays.
Toujours influent et entouré de zones d’ombre, Joseph Kabila apparaît aujourd’hui comme une figure centrale d’une crise politique et sécuritaire persistante dans l’est du Congo, sur fond de tensions régionales et de rivalités pour le contrôle des ressources.
En savoir plus sur Wab-infos
Subscribe to get the latest posts sent to your email.



























































