Willy Ngoma, porte-parole militaire du mouvement rebelle AFC/M23, a trouvé la mort mardi dans une frappe de drone attribuée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). L’attaque s’est produite aux abords de Rubaya, zone minière stratégique du territoire de Masisi, dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Plusieurs sources concordantes, y compris au sein de l’AFC/M23, confirment le décès de ce haut responsable, figure emblématique de la communication militaire du groupe.

Cette disparition intervient alors que les affrontements s’intensifient dans la province du Nord-Kivu. Après la mort récente de Magloire Paluku, et de Jeannot Mundeke, deux cadres du mouvement, l’AFC/M23 subit un nouveau revers dans un contexte d’escalade militaire.

Sur le terrain, les FARDC ont multiplié les frappes aériennes ces dernières semaines, tandis que les milices d’autodéfense Wazalendo, alliées à l’armée régulière, mènent des offensives terrestres contre les positions rebelles. Les Nations unies affirment par ailleurs que le M23 bénéficie d’un appui du Rwanda, des accusations que Kigali conteste.

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Peu avant l’annonce de la mort de Willy Ngoma, Bertrand Bisimwa, numéro deux du mouvement, a accusé Kinshasa de s’être affranchi de ses engagements. Il affirme que, depuis la conclusion d’un accord stratégique sur les minerais entre la RDC et les États-Unis à Washington, les autorités congolaises ont durci leur position militaire, au mépris du processus de paix.

En 2023, Willy Ngoma avait été sanctionné par les États-Unis pour son rôle présumé dans des violations graves des droits humains imputées à l’AFC/M23, notamment des assassinats et des violences sexuelles contre des civils.


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