Le commissaire principal Junior Mboso Kazadi, fils du 2ᵉ vice-président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso, a été arrêté mardi 26 août par les services des renseignements généraux (DRG) de la Police nationale congolaise (PNC), deux jours seulement après avoir annoncé sa démission.
Dans une vidéo publiée le 24 août sur les réseaux sociaux, l’officier de la Légion nationale d’intervention (LENI) dénonçait des complicités entre policiers et bandes criminelles, accusant l’institution d’alimenter un « génocide » contre les habitants de Kinshasa. Ses déclarations, largement partagées en ligne, ont suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique.
Aucune communication officielle n’a encore été faite sur les motifs précis de son arrestation. Selon des sources sécuritaires, il serait entendu sur ses accusations jugées diffamatoires et contraires à la déontologie policière.
Juristes et analystes rappellent qu’un officier ne peut légalement quitter la PNC qu’après au moins cinq années de service continu. Avec seulement deux ans dans les rangs, Junior Mboso pourrait faire face à des poursuites pour désertion ou diffamation.

L’affaire divise l’opinion : certains saluent le courage d’un lanceur d’alerte, tandis que d’autres y voient un acte d’indiscipline d’un fils de dignitaire. Elle intervient alors que la PNC est engagée dans un vaste projet de réforme et de recrutement visant à restaurer la confiance de la population.
La situation reste évolutive, en attendant une prise de position officielle des autorités.
Thomas Zawadi
En savoir plus sur Wab-infos
Subscribe to get the latest posts sent to your email.



























































