Une controverse prend de l’ampleur à Washington autour d’un projet attribué à l’administration américaine visant à transférer plus de 1 000 ressortissants afghans vers la République démocratique du Congo (RDC).
Le 28 avril, 29 sénateurs démocrates ont adressé une lettre au secrétaire d’État américain pour demander l’abandon de cette option, qu’ils jugent dangereuse et contraire aux engagements des États-Unis.
À l’initiative du sénateur Richard Blumenthal, les signataires — parmi lesquels Chris Coons, Dick Durbin, Tim Kaine et Mark Warner — estiment qu’un tel projet constituerait un abandon des anciens alliés afghans ayant soutenu les forces américaines.
Selon les informations évoquées, le dispositif concernerait des Afghans actuellement bloqués à Doha, au Qatar. Parmi eux figurent des interprètes, d’anciens membres des forces spéciales ainsi que leurs familles, dont environ 400 enfants. Ces personnes avaient été évacuées d’Afghanistan après la prise de pouvoir des talibans, en raison des menaces directes pesant sur leur sécurité.
Dans leur correspondance, les sénateurs rappellent que ces ressortissants ont été soumis à plusieurs procédures de vérification et qu’ils ont combattu aux côtés des forces américaines. Ils dénoncent également une alternative qu’ils jugent intenable : soit un retour en Afghanistan, où ils seraient exposés à des représailles, soit une relocalisation dans un pays tiers confronté à de graves défis humanitaires.
Les élus attirent en outre l’attention sur la situation en RDC, que les Nations unies décrivent comme l’un des contextes de déplacement les plus complexes au monde. Ils estiment qu’un tel transfert risquerait d’aggraver la vulnérabilité des réfugiés tout en accentuant la pression sur un pays déjà confronté à une crise humanitaire persistante.
Au-delà des considérations humanitaires, les sénateurs mettent en garde contre les conséquences diplomatiques d’une telle décision. Selon eux, elle pourrait entamer la crédibilité des engagements américains envers leurs anciens partenaires.
À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été donnée quant à la mise en œuvre de ce projet. Cette prise de position publique met toutefois en lumière les tensions entourant la gestion du dossier des réfugiés afghans et pourrait influencer les orientations de la diplomatie américaine dans les prochaines semaines.
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