Hier soir, l’OGC Nice s’est imposé 2 à 0 dans le choc de la 9e journée de Ligue 1 face à l’Olympique Lyonnais. Les Aiglons conservent le fauteuil de leader du championnat. Jusqu’où iront les hommes de Lucien Favre ?

Le “Leicester Français”. Hier soir sur les réseaux sociaux, les passionnés de ballon rond se prenaient à rêver d’un destin à la Leicester, sacré champion d’Angleterre la saison dernière, pour l’OGC Nice. Car pour l’un de ses premiers gros tests de la saison, après avoir déjà battu l’OM et Monaco, le club azuréen a tenu la dragée haute à l’Olympique Lyonnais. Les Aiglons, rapidement en supériorité numérique suite à l’expulsion de Nabil Fekir, se sont imposés 2 à 0. L’addition aurait pu être plus corsée puisque Mario Balotelli a raté un pénalty. Quoi qu’il en soit, les hommes de Lucien Favre ont encore empoché trois points et restent confortablement installés dans le fauteuil du leader du championnat. Après 9 journées, Nice totalise 23 points. C’est autant que le PSG au même stade la saison dernière. D’ailleurs à la même époque l’an passé, Nice était 8e de L1 avec 14 points, 9 de moins que cette année. L’OGCN est aussi, après 9 journées, la seule formation a être invaincue cette saison en L1 (7 victoires, 2 nuls). Une première pour les pensionnaires de l’Allianz Riviera depuis la saison 1975-1976.
Mais tout cela n’est pas un hasard. Le club qui est entré dans une nouvelle ère après l’arrivée d’investisseurs américains et chinois a très bien su gérer un été qui aurait pu être désastreux. En poste depuis 4 ans, Claude Puel s’en est allé. Idem pour plusieurs éléments importants de l’équipe à l’image de Hatem Ben Arfa, Valère Germain ou Nampalys Mendy. Mais les Azurréens ont parfaitement géré cela en misant sur Lucien Favre.Libre depuis son départ du Borussia Mönchengladbach, le Suisse, qui avait été courtisé par l’OL l’hiver dernier, a apporté son style et sa rigueur à Nice. Côté joueurs, la cellule de recrutement niçoise a encore eu le nez creux en misant sur Mario Balotelli. Dans le creux de la vague, l’Italien a claqué 5 buts en 4 rencontres de L1. Nice a aussi fait appel à des anciens du championnat comme Dante ou Belhandatout en mettant la main sur de jeunes talents à l’image de Lusamba ou Cyprien. Mais plus que les qualités individuelles, c’est surtout collectivement que le club impressionne. Avec 16 buts marqués, Nice possède la 3e meilleure attaque de L1, derrière Monaco et le PSG. Défensivement aussi l’OGCN est solide. Avec 5 buts encaissés, il s’agit de la meilleure défense du championnat, devant le PSG et Toulouse (6 buts encaissés).
Nice ne s’enflamme pas
Nice ne peut plus se cacher. Pourtant malgré l’effervescence, Lucien Favre préfère rester prudent comme il l’a confié après la rencontre : « C’est bien, sans plus. On a 23 points après 9 journées, voilà. (…) Un championnat, c’est long. Ce soir (hier), on savoure. On a battu une très bonne équipe. Le triomphe modeste ? Pourquoi devrait-il en être autrement ? ». Le Suisse préfère parler de son groupe, qui en plus de pratiquer un jeu séduisant, sait se montrer serein dans la gestion de ses rencontres malgré la moyenne d’âge de l’équipe (23,3 ans).« C’est important que les autres joueurs s’y mettent à leur tour. Ce qui me plaît dans cette équipe, c’est que personne ne rechigne à travailler ou à courir pour le collègue ». En effet, à Nice, le danger peut venir de partout. Sur les 16 buts marqués en Ligue 1, on compte 9 buteurs différents. Il s’agit de Mario Balotelli (5 buts), Alassane Pléa (3 buts), Paul Baysse (2 buts), Malang Sarr (1 but), Vincent Koziello (1 but), Jean-Michaël Seri (1 but), Wylan Cyprien (1 but), Younès Belhanda (1 but) et Ricardo Pereira (1 but).
Ce dernier a confié après le match face à Lyon : « Tout va bien. On réalise un superbe début de saison. On a été mieux dans la maîtrise. On s’amuse bien, mais on pense déjà à Salzbourg (prochain adversaire en Ligue Europa). Leader ? On n’a aucune pression ». Arrivé cet été, Dante lui aussi ne veut pas s’emballer : « Il faut féliciter toute l’équipe. On ne regarde pas le classement. C’est déjà du passé. On pense déjà à la suite. Pour l’heure, on n’a rien fait. Les adversaires vont nous attendre de plus en plus ». Même son de cloche du côté de Younès Belhanda, recruté aussi cet été : « On ne s’enflamme pas. Chaque fois qu’on entre sur le terrain, c’est pour gagner les matches. Le parallèle avec le Montpellier de 2012 ? Disons que quand ce n’est pas Paris en tête, ça peut paraître bizarre. Mais Nice, c’est sérieux et c’est le club qui monte ». De là à devenir le prochain Leicester ou le prochain Montpellier de la Ligue 1 ? Réponse dans quelques mois car, comme Lucien Favre l’a dit, la saison est encore longue.

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