48 heures seulement après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu annoncé par l’Angola en faveur de l’Est de la République Démocratique du Congo, l’Alliance Fleuve Congo – M23 et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo se jettent déjà la responsabilité de la poursuite des affrontements sur le terrain. Ce vendredi en début d’après-midi, c’est l’armée congolaise qui a rendu la pareille, un jour après avoir été accusée par la rébellion.

Dans un communiqué rendu public, les FARDC « informent la communauté nationale et internationale que l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC-M23 ont attaqué ses positions dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu, en violation du cessez-le-feu suggéré par son Excellence João Lourenço, Président de la République d’Angola », lit-on.

Dans cette correspondance signée par le Lieutenant Mak Hazukay Mongba, les FARDC ont cité nommément les localités ayant fait l’objet des offensives de l’AFC-M23 et alliés, des incursions qui, selon elles « dénotent de la volonté de l’armée rwandaise et ses supplétifs de torpiller le processus de paix en cours. »

Cette alerte tombe seulement quelques heures après celles de l’AFC-M23 accusant l’armée congolais et alliés d’avoir pris d’assaut ses différentes positions et les cibles civiles à Minembwe, Mikenge, Karingi et sur l’ensemble des hauts plateaux du Sud-Kivu. À son tour, l’organisation politico-militaire que dirige Corneille Naanga a pris en témoin la communauté nationale et internationale dont elle plaint par ailleurs « le silence, l’inaction et la complaisance face à des crimes graves ».

Ces accusations mutuelles, qui ne sont pas à leur premier essai, tombent au moment où plusieurs observateurs ont exprimé leur scepticisme quant-à l’efficacité du cessez-le-feu angolais en République Démocratique du Congo.


En savoir plus sur Wab-infos

Subscribe to get the latest posts sent to your email.