Le mercredi 27 Mai dernier, l’assemblée nationale congolaise a sonné le glas des divergences politiques idéologiques entretenues par différents partis et coalitions. En cause, l’adoption de la loi sur le référendum, dont la finalité n’est autre que l’organisation des consultations populaires pour la promulgation d’une nouvelle constitution.

Après la sortie de la plénière du groupe parlementaire Ensemble pour la République, la NOGEC, parti politique cher à Constant Mutamba a également quitté la salle. La Nouvelle Génération pour l’Emergence du Congo a expliqué son boycott par l’inopportunité du projet porté par la famille politique du président Félix Tshisekedi : celui de changer la constitution du 18 Février 2006.

Dans le feu de l’action, au sortir de la plénière, le Président par intérim de la NOGEC Van Walesa a justifié ce choix de son parti par le fait que ce dernier juge ce projet inopportun dans le contexte sociopolitique et sécuritaire actuel. Pour lui, le vrai référendum, c’est celui de la conscience patriotique.

La formation politique de Constant Mutamba ne s’est pas arrêtée là dans sa démarche. Cette fois, c’est à travers un communiqué officiel que le parti de lancien ministre de la justice a détaillé les raisons de son non-alignement au projet du changement de la constitution aux côtés de ses alliés circonstanciels.

Premièrement, la persistance de la guerre à l’est de la République et l’occupation d’une partie du territoire national. En deuxième lieu, le climat de tensions politiques marqué par l’instrumentation de la justice, les arrestations arbitraires, l’exil forcé de plusieurs opposants et la condamnation injuste du chef de fil de l’opposition républicaine, Constant Mutamba pour ses positions patriotiques.

Le quatrième argument de la NOGEC épingle sur l’absence du consensus national, de clarté et de transparence autour d’une question aussi sensible pour l’avenir de la Nation. Enfin, les risques de divisions profondes, de fragilisation de l’unité nationale et de déstabilisation accrue du pays dans un contexte déjà extrêmement préoccupant.

Face à cela, le parti politique de Constant Mutamba n’exclut pas de se rallier à d’autres formations et forces politiques qui partagent les mêmes aspirations républicaines afin, dit-il, de construire un front patriotique capable de defendre les intérêts supérieurs de la nation.

Constant Mutamba, qui s’est toujours réclamé de l’opposition malgré son passage au gouvernement, n’a jamais cessé de montrer son militantisme contre certaines actions du régime en place, qui s’écartent de ses idéaux politiques. Le changement de la constitution est une des initiatives contre lesquelles l’ancien garde des sceaux de la République, actuellement en prison, s’est toujours insurgé.


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