Le général-major Jacques Chaligonza no 2 des forces de laRépublique Démocratique du Congo (FARDC), une force tranquille de Kagame et de Museveni invisible dans les FARDC

La main de Kigali et de Kampala loin de quitter le haut commandement de l’armée congolaise, les FARDC
L’heure est grave ! Le président Felix Tshisekedi a estimé qu’un remaniement à la tête du haut commandement militaire des FARDC, c’est- à-dire au sommet de l’état-major général, porterait un ballon d’oxygène aux opérations que l’ennemi pro-balkanisation force les FARDC à étendre désormais jusqu’à la porte de la ville de Kinshasa.

FARDC : Un remaniement gravement piégé à la tête de l’armée ! 1
général-major Jacques Chaligonza

Certes, on pourrait fermer les yeux tous les nouveaux venus au haut commandement militaire des FARDC, mais il est impossible de laisser l’attention s’échapper de la personnalité du général-major Jacques Chaligonza. Le comble de malheur, c’est que beaucoup de congolais, voire Felix Tshisekedi lui-même, ne parvienne pas encore à évaluer le danger qui guete la Nation Congolaise avec la pouvoir en puissance des « serpents » Hamites dans la gestion du pouvoir en RDC.

Qui est Jacques Chaligonza ?

Il suffit de le connaître en profondeur pour se verser automatiquement dans la lamentation au moment où on apprend de sa nomination comme chef d’état-major général adjoint chargé des opérations et des renseignements. Un ancien rebelle d’abord du RCD/K-ML, qui par la suite devient haut cadre militaire de l’UPC de Thomas Lubanga après avoir participé avec ses frères de tribu à la mutinerie contre l’APC, la branche militaire du RCD/K-ML. Puis, il se range derrière Yves Kahwa, pour se révolter contre l’UPC de Thomas Lubanga et soutenir le PUSIC.

En 2007, ayant intégré l’armée nationale après la réunification du pays, Joseph Kabila qui jouait le chef des Rwanda à l’insu du peuple congolais le nomme commandant second du centre militaire de Kitona où il travaillera d’arrache-pied, de 2007 à 2013, pour poser les jalons de l’infiltration des militaires rwandais au sein des FARDC.

Par la suite, comme pour élargir et renforcer sa capacité de collaboration à ce plan machiavélique, Joseph Kabila fera lui le commandant de la première zone de défense militaire qui comprend la ville de Kinsahsa, le Bandundu, l’ex-Bas-Congo et l’Equateur de 2013 à 2017. C’est la période où le général Chaligonza jouera un rôle considérable dans l’intégration confidentielle par infiltration des combattants du M23 dans les FARDC sous la haute surveillance des présidents Kagame et Kabila. Cette énième vague d’infiltration comprendra également des purs soldats de RDF (l’armée gouvernementale rwandaise) cachés parmi les combattants du M23.

Après cela, comme pour venir préparer le terrain au retour dans l’est du pays des militaires du M23 et ceux de RDF qui venaient d’intégrer les FARDC sans que les opinions publiques ne le sachent, Joseph Kabila l’enverra comme commandant seconde de la troisième zone de défense chargé des opérations et de renseignement ; cette zone de défense qui comprend le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema et l’ex-province Orientale. Ceci coïncide avec la période du redéploiement des militaires M23 et RDF sous la tenue militaire des FARDC pour revenir opérer dans le Kivu et l’Ituri.

Pour le rapprocher davantage de la cible visée par l’occupation rwandaise avec la complicité de l’ex-président Joseph Kabila, et pour faciliter ce plan, il sera dès 2018 nommé le commandant du secteur opérationnel SOKOLA 2 avec le quartier général établi à Rutshuru, et peu après commandant du secteur de l’opération SOKOLA 1 au grand Nord-Kivu contre les ADF avec le poste de commandement établi plutôt à Bunia au lieu de Béni.

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FARDC : Un remaniement gravement piégé à la tête de l’armée ! 3

Il sied de souligner que la présence de Chaligonza au Kivu (d’abord comme commandant seconde de la troisième de défense militaire, ensuite en qualité du commandant des opérations Sokola 20 qui a donné à l’armée rwandaise l’opportunité de lancer une expédition sur le territoire congolais pour fouiller et déboulonner les retranchement des FDLR dans Masisi, Rutshuru et Kalehe démanteler ces rebelles du fond du parc de Virunga et de celui de Kahuzi-Biega.

Et, comme à chaque expédition des troupes rwandaises sur le sol congolais, ceci fut une bonne opportunité pour que d’autres militaires rwandaise amorcent leur migration vers le grand Nord-Kivu, en transitant par les fiefs des milices de Nduma Défense of Congo (NDC/R) qui venaient de conquérir le sud de Lubero avec l’appui logistique de Paul Kagame exactement pour ce besoin de couverture du passage de ses troupes dans cette zone, en vue d’aller renforcer les faux terroristes ADF dans la région de Béni et au sud de l’Ituri.

Pris au piège par les accords avec le Diable-parrain, Felix ne cessera pas de trahir…

C’est ainsi que, toujours sous l’influence de Kigali, Tshisekedi fera déplacer le général Chaligonza de la tête de l’opération Sokola 2 (au petit Sud du Nord-Kivu) à la tête de l’opération Sokola 1 au grand Nord-Kivu. Rien n’est étonnant de constater que c’est justement durant cette période que les aventures des faux ADF connaitront une facile extension vers l’Ituri jusqu’à se connecter sur le FPIC et CODECO, de manière à prendre une allure non maîtrisable tel qu’on l’observe encore aujourd’hui.

Il est donc nécessaires de souligner que le général Chaligonza et le général Obedi Rubasira constituent deux serpents très venimeux pro-rwandais qui passent tellement inaperçus devant l’opinion tant congolaise qu’étrangère qu’ils sont capables de « super » coup bas que seules les opinions averties pourront découvrir.

La plus grande interrogation au terme d’une telle lecture du parcours pro-Kigali et pro-Kampala du général Chaligonza, serait de savoir si son présent hissement au top commandement de l’armée marquerait la conclusion de la subordination de ladite armée au plan de balkanisation du pays, tant qu’il est vrai que c’est encore Paul Kagame, par le canal du silencieux Joseph Kabila qui l’impose à Felix Tshisekedi de le hisser à son actuel poste ?

Par Gédéon Ngango


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