Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a décidé de resserrer le contrôle sur la parole publique des membres du Gouvernement dans les domaines jugés sensibles. Défense, sécurité et diplomatie sont désormais soumis à un mécanisme obligatoire de concertation préalable avant toute prise de parole publique.
La mesure a été annoncée à l’issue du Conseil des ministres du 9 janvier 2026 par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Concrètement, toute déclaration dans ces secteurs devra être validée à travers un dispositif coordonné conjointement par la Présidence de la République, la Primature et le ministère de la Communication.
Objectif affiché : garantir la cohérence de la position officielle de l’État congolais et prévenir les risques diplomatiques ou sécuritaires liés à des déclarations non maîtrisées. Une décision qui intervient dans un contexte régional tendu, marqué notamment par la persistance du conflit armé dans l’Est du pays et des relations délicates avec certains États voisins.
Cette fermeté fait suite à plusieurs épisodes récents jugés préjudiciables. Le général-major Sylvain Ekenge, alors porte-parole des FARDC, a été suspendu après des propos tenus sur le média public, considérés comme contraires à la ligne officielle de l’armée. De son côté, le ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi, a suscité une vive polémique après des déclarations impliquant des journalistes congolais dans la crise sécuritaire.
Face à ces dérapages, une mise en garde claire a été adressée aux membres du Gouvernement : toute violation du nouveau mécanisme de concertation pourra entraîner des sanctions. Par cette décision, Félix Tshisekedi entend faire de la communication gouvernementale un outil stratégique, étroitement aligné sur les impératifs de sécurité nationale et de diplomatie.
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