La pression monte autour des ressources minières de la République démocratique du Congo (RDC). Dans une lettre ouverte datée du 9 février 2026, la coalition d’organisations citoyennes Le Congo n’est pas à vendre interpelle directement les autorités américaines au sujet de transactions minières qu’elle juge opaques et potentiellement problématiques. Selon elle, certains « deals comportent un grand risque de corruption », appelant Washington à faire preuve de vigilance.

Au cœur des inquiétudes : un projet d’acquisition mené par un consortium d’entreprises américaines, Orion CMC, qui ambitionne de racheter 40 % des actifs congolais du géant minier suisse Glencore. L’opération bénéficierait du soutien de la Société américaine de financement du développement international (DFC), un organisme public destiné à encourager les investissements américains à l’étranger.

RDC : la société civile met en garde Washington contre un méga-deal minier «à haut risque de corruption » 1
RDC : la société civile met en garde Washington contre un méga-deal minier «à haut risque de corruption » 3

La coalition craint que la rapidité et le manque de transparence supposés entourant ces négociations n’ouvrent la voie à des pratiques contestées, dans un pays où le secteur minier reste historiquement exposé à des scandales de gouvernance. Elle exhorte les États-Unis à conditionner tout appui financier à des garanties strictes en matière de transparence, de lutte contre la corruption et de respect des intérêts de la population congolaise.

Pour les organisations signataires, l’enjeu dépasse le simple cadre économique. Les ressources minières de la RDC, essentielles à la transition énergétique mondiale, constituent un levier stratégique majeur. Elles estiment que les décisions prises aujourd’hui auront des conséquences durables sur la gouvernance, les recettes publiques et la stabilité du pays.

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Ni Orion CMC, ni la DFC, ni Glencore n’avaient réagi publiquement aux accusations au moment de la publication de la lettre. L’initiative de la société civile pourrait néanmoins accentuer la pression internationale autour des investissements occidentaux dans les minerais critiques africains, au moment où la concurrence mondiale pour ces ressources s’intensifie.

Affaire à suivre….


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