La Belgique durcit le ton face à l’augmentation marquée des demandes d’asile en provenance de la République démocratique du Congo. La ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, entame ce lundi 13 avril, une mission officielle en RDC avec un objectif clair : freiner ce flux migratoire jugé préoccupant.

Selon l’agence Belga, cette visite s’inscrit dans une stratégie assumée de « mission de dissuasion ». En ligne de mire : le nombre croissant de Congolais sollicitant une protection internationale en Belgique ces dernières années.
Les chiffres illustrent cette tendance. D’après le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA), environ 1.250 Congolais avaient introduit une demande d’asile en 2023. En 2025, ils sont 2.422, soit presque le double en deux ans.
La Belgique souligne également une particularité qui alimente ses inquiétudes : la majorité des demandeurs ne provient pas des zones de conflit de l’est du pays, mais de la capitale, Kinshasa. Un constat qui interroge les autorités belges sur la nature réelle des motivations de ces départs.
Dans ce contexte, la mission d’Anneleen Van Bossuyt vise à sensibiliser les candidats à l’exil aux critères stricts de l’asile en Europe, définis notamment par la Convention de Genève, qui exige la preuve d’une crainte fondée de persécution.
Cette initiative pourrait toutefois susciter des réactions contrastées en RDC, où les réalités socio-économiques et politiques poussent de nombreux citoyens à envisager l’émigration, même en dehors des zones de conflit armé.
Entre volonté de contrôle migratoire et enjeux humains, la visite de la ministre belge ouvre ainsi un nouveau chapitre dans les relations entre Bruxelles et Kinshasa sur la question sensible de l’asile
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