Érigée au rang d’urgences par la communauté internationale, la réouverture de l’aéroport de Goma tarde à être une réalité. Le gouvernement congolais et l’AFC-M23 ne parviennent toujours à se mettre d’accord sur la remise en place de cette infrastructure vitale.

Lors du neuvième round des pourparlers de Doha, délocalisé à Montreux en Suisse, les deux parties au conflit ont de nouveau abordé cette question, sans pour autant aboutir à une issue favorable. Ce, malgré efforts des mediateurs qataris, assistés par les États-Unis, la Suisse et la MONUSCO.

Cinq jours après la fin des travaux ayant abouti par la signature des nouveaux protocoles d’accord, la délégation de l’AFC-M23 a procédé à la restitution de la nouvelle étape du processus de Doha. Benjamin Mbonimpa, le chef de la délégation de la rébellion dans les processus de paix avec le gouvernement congolais a rendu compte à ses pairs, dans la ville de Goma.

Pour le secrétaire de l’AFC-M23, « c’est Kinshasa qui a fermé l’aéroport de Goma et non l’AFC-M23. Et c’est d’ailleurs lui qui continue de bloquer sa réouverture ». Une déclaration surprenante, d’autant plus qu’une version contraire est développée par le gouvernement congolais.

Malgré tout, plusieurs engagements mutuels ont été pris dans le cadre de l’accès humanitaire. Il s’agissait notamment de la protection du personnel humanitaire, des convois humanitaire ainsi que des bénéficiaires des aides humanitaires partout en République Démocratique du Congo. Un engagement qui oblige les deux parties à faciliter la circulation des humanitaires et leurs biens, ainsi que leur accès aux bénéficiaires.

Si la réouverture de l’aéroport de Goma n’aura pas été arrachée par les médiateurs, plusieurs autres acquis sont issus de ce neuvième round du processus de Doha, notamment la libération des prisonniers sous l’égide du CICR ainsi que le mécanisme de suivi du cessez-le-feu.


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