La plateforme politique Sauvons la RDC, dirigée par l’ancien président Joseph Kabila, a condamné avec fermeté, ce lundi 2 février à Bruxelles, l’agression physique dont ont été victimes les opposants congolais Claudel André Lubaya et Seth Kikuni sur le sol belge.
Dans une déclaration rendue publique, la plateforme estime que cette attaque porte, selon elle, « la marque du régime en place à Kinshasa ». Sauvons la RDC accuse le pouvoir du président Félix Tshisekedi d’être incapable de tolérer la critique et l’opposition politique, allant jusqu’à exporter la répression au-delà des frontières de la République démocratique du Congo.
Pour ses co-fondateurs, les faits survenus en Belgique constituent une dérive grave et une menace directe contre les libertés politiques, y compris à l’étranger. Ils dénoncent une tentative d’intimidation ciblant des figures critiques du régime.
À cette occasion, les cadres de Sauvons la RDC ont également fustigé le refus de Félix Tshisekedi d’adhérer au dialogue proposé par la CENCO et l’ECC, qualifiant cette position d’« acte d’extrême gravité ». Selon eux, ce rejet compromet toute perspective de sortie de crise consensuelle et ils appellent le peuple congolais à en tirer les conséquences constitutionnelles.
Par ailleurs, la plateforme exige des autorités belges l’ouverture d’une enquête indépendante et approfondie afin d’identifier les auteurs et les éventuels commanditaires de cette agression. Elle met en garde contre toute tentative d’importation de la violence politique congolaise sur le territoire européen, jugée incompatible avec les valeurs démocratiques.
Dans le même registre, le parti Ensemble pour la République, dirigé par Moïse Katumbi, a lui aussi réaffirmé son opposition au président Félix Tshisekedi. La formation politique exige la tenue d’un dialogue inclusif, placé « sous l’égide d’une médiation morale et neutre telle que préconisée par la CENCO et l’ECC, conformément à leur initiative du Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble ».
Ensemble pour la République estime que toute démarche excluant des acteurs essentiels de la nation serait vouée à l’échec, appelant ainsi à un processus de dialogue véritablement inclusif pour préserver la cohésion nationale.
Ces prises de position traduisent la montée des tensions politiques et la pression croissante de l’opposition en faveur d’un dialogue national en République démocratique du Congo.
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