À l’ouverture de la 20ᵉ édition de l’Umushyikirano, le Dialogue national rwandais tenu début février 2026, le président Paul Kagame a livré un discours offensif sur la crise sécuritaire dans l’est de la RDC. Face aux représentants de la nation et à la communauté internationale, le chef de l’Etat Rwandais a rejeté fermement les accusations liant Kigali au déclenchement du conflit.
« La guerre en RDC n’a pas été déclenchée par le Rwanda, ni n’a commencé à partir du Rwanda. Tout le monde le sait », a-t-il déclaré, accusant certains acteurs internationaux de « mettre de côté la vérité » pour éviter de traiter les causes profondes du conflit. Pour Paul Kagame, la principale préoccupation sécuritaire du Rwanda reste la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qu’il associe à une « idéologie génocidaire » persistante depuis 1994.
Le président rwandais a dénoncé les critiques internationales qu’il juge minimiser la menace. Évoquant des discussions avec des diplomates étrangers, il a expliqué que certains relativisent la dangerosité des FDLR en raison de l’âge avancé de certains membres. « S’ils ont 90 ans, cela signifie qu’ils sont là. Et s’ils ont formé une nouvelle génération imprégnée de la même idéologie, comment cela pourrait-il devenir insignifiant ? », a-t-il lancé.
Réagissant aux accusations selon lesquelles le Rwanda poursuivrait des intérêts économiques en RDC, notamment liés à l’exploitation des minerais, Paul Kagame a rejeté catégoriquement ces allégations. « Si nous étions vraiment en RDC pour les minerais, le Rwanda serait cent fois plus riche que ce que nous sommes aujourd’hui », a-t-il affirmé. Selon lui, les mesures prises par Kigali relèvent avant tout de la défense nationale face à des menaces persistantes.
Le chef de l’État a également critiqué la posture de certains partenaires internationaux, accusés de traiter le gouvernement rwandais « comme un enfant gâté » et de détourner le débat des responsabilités liées à la présence et au soutien présumé de groupes armés en RDC. Il a notamment pointé du doigt l’intégration ou la collaboration de certains éléments des FDLR avec des forces congolaises.
En fin, sur le plan régional, Paul Kagame a évoqué les évolutions des alliances politiques, citant le Burundi qui, selon lui, aurait choisi de s’aligner davantage avec la RDC. « C’est leur choix, et je l’accepte », a-t-il déclaré, tout en rappelant les liens historiques entre les peuples Rwandais et Burundais.
Cette édition intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par des accusations croisées entre Kigali et Kinshasa et par une forte attention de la communauté internationale sur la stabilité de la région des Grands Lacs.
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