A Belém au Brésil pour la 30ᵉ Conférence des Nations unies sur le climat (COP 30), le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a lancé un cri d’alarme contre ce qu’il qualifie d’« écocide » perpétré dans son pays. Devant les dirigeants du monde, il a appelé à une mobilisation planétaire pour sauver les écosystèmes du bassin du Congo, « deuxième poumon vert de la planète ».
Un crime contre la nature
« Ce que subit aujourd’hui la République démocratique du Congo n’est rien d’autre qu’un écocide », a déclaré le chef de l’État congolais dans son allocution. Ce terme désigne une atteinte grave et délibérée à l’environnement, causant des dommages majeurs, durables ou irréversibles à un ou plusieurs écosystèmes.
La RDC, riche en forêts tropicales, en ressources minières et en biodiversité, fait face à une exploitation anarchique de ses ressources naturelles. Déforestation massive, pollution minière, orpaillage illégal et trafic de bois précieux menacent chaque jour un patrimoine écologique vital pour la régulation du climat mondial.
Plaidoyer pour la reconnaissance de l’écocide
Félix Tshisekedi a plaidé pour que l’écocide soit reconnu au même titre que les crimes contre l’humanité dans le droit international. Selon lui, « ceux qui détruisent nos forêts et nos rivières détruisent l’avenir de l’humanité ». Il a également exhorté les pays industrialisés à respecter leurs engagements climatiques et à financer la protection des forêts tropicales, essentielles pour absorber le dioxyde de carbone.
Le bassin du Congo, un trésor menacé
Avec ses 200 millions d’hectares de forêts et ses vastes tourbières, le bassin du Congo joue un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique. Pourtant, il subit une pression croissante liée à la demande mondiale en minerais stratégiques (cobalt, cuivre, lithium), indispensables à la transition énergétique.
Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’un nouvel équilibre entre développement économique et préservation environnementale, rappelant que « la RDC ne peut être condamnée à la pauvreté au nom de la conservation, mais ne saurait non plus sacrifier la nature au profit de la croissance effrénée ».
Le discours du président congolais a trouvé un écho particulier dans une COP marquée par les tensions entre pays du Nord et du Sud. En appelant à « une justice climatique réelle », Félix Tshisekedi a voulu replacer la RDC au cœur des débats sur la gouvernance environnementale mondiale.
« Protéger le bassin du Congo, c’est protéger la planète », a-t-il conclu, invitant la communauté internationale à agir avant qu’il ne soit trop tard.
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