Le président congolais Félix Tshisekedi a dénoncé « des complicités » entre des officiers et le groupe armé « Coopérative pour le développement du Congo » (Codeco) responsable des derniers massacres en Ituri (nord-est de la République démocratique du Congo).

Flash/Félix Antoine Tshilombo dénonce "des complicités" entre des officiers et une milice en Ituri 1
Flash/Félix Antoine Tshilombo dénonce "des complicités" entre des officiers et une milice en Ituri 2

Le chef de l’État s’exprimait jeudi devant des dizaines d’officiers de l’armée et de la police à l’ouverture d’un séminaire sur « l’éthique et la déontologie militaire » au sein des Forces armées de la RDC (FARDC), 5 jours après le massacre d’au moins une cinquantaine de civils dans le territoire de Djugu en Ituri.

« Soit notre armée est incapable, ou alors ces bandits de Codeco, un conglomérat de malfaiteurs, bénéficient de complicités au sein de nos forces armées. Ce n’est pas acceptable », a dénoncé le président Tshisekedi, ajoutant que « nous devons rechercher ceux qui sont responsables de ces malheurs ».

Actuellement, neuf officiers congolais sont jugés à Bunia en Ituri, pour avoir vendu des munitions de guerre au groupe armé Codeco qu’ils sont censés combattre.

« C’est la première fois (dans l’histoire) qu’on a autant dépensé pour notre armée », a indiqué le président Tshisekedi. Mais « ma déception est de voir que malgré tous les efforts, les résultats sécuritaires ne sont pas à la hauteur des financements engagés ».

Le chef de l’État n’a pas révélé la hauteur des moyens financiers mis à la disposition de l’armée dans le cadre de l’état de siège en l’Ituri et au Nord-Kivu où des officiers disposent des pleins pouvoirs depuis plus d’un an pour combattre les groupes armés, sans parvenir à mettre fin aux massacres.

Mardi, 14 déplacés dont neuf enfants, ont été tués dans une attaque attribuée aux miliciens Codeco. Dans la nuit de samedi à dimanche, ces miliciens sont accusés d’avoir massacré au moins 35 civils dans une mine d’or artisanale.

« J’en ai assez qu’il ne se passe pas un jour sans que nous comptions des victimes. On ne peut pas continuer de compter les morts », a martelé M. Tshisekedi à l’endroit des officiers.


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