« Cela pourrait détruire l’approvisionnement en eau d’une grande partie du sud de l’Ukraine », et affecter le refroidissement des réacteurs de la centrale nucléaire de Zaporijia, qui puise son eau dans ce lac artificiel de 18 millions de mètres cubes, a ajouté M. Zelensky.
Le but de la Russie est d’arrêter l’avancée des troupes ukrainiennes dans la région et de protéger les forces russes, a estimé sur Twitter un des conseillers M. Zelensky, Mykhailo Podolyak.
L’administration russe de la région de Kherson a assuré que les évacuations de civils avaient débuté, avec jeudi 15.000 personnes évacuées de ce territoire annexé par Moscou. Elle prévoit d’en déplacer « 50.000 à 60.000 » en quelques jours sur l’autre rive du Dniepr.

Le général Sergueï Sourovikine, récemment nommé chef des opérations russes en Ukraine, avait reconnu mardi que la situation y était « très difficile ».
Pour le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien, Oleksiy Danilov, on assiste à « la préparation de la déportation massive de la population ukrainienne » vers la Russie « afin de modifier la composition ethnique des territoires occupés ».
Menace depuis la Biélorussie
Frappée dans ses infrastructures et confrontée aux forces russes au sud et à l’est, l’Ukraine s’est en outre alarmée jeudi de l’ouverture possible d’un nouveau front au nord, depuis la Biélorussie.
« La menace de reprise de l’offensive sur le front nord par les forces armées russes grandit », a déclaré à la presse Oleksiï Gromov, un responsable de l’état-major ukrainien.
Selon lui, « cette fois, l’offensive pourrait être à l’ouest de la frontière biélorusse pour couper les principales voies d’approvisionnement en armes et équipements militaires » étrangers qui arrivent notamment via la Pologne.
M. Zelensky a souligné dans ce contexte devant le Conseil européen que la proposition ukrainienne de déploiement d’une mission internationale de surveillance à la frontière entre l’Ukraine et la Biélorussie « devenait chaque jour plus pertinente ».
Aux Etats-Unis, la Maison Blanche a affirmé que l’Iran avait envoyé des militaires en Crimée pour venir en aide à l’armée russe.
L’Iran a déjà été sanctionné jeudi par les Occidentaux pour des livraisons de drones kamikazes, qu’il continue de nier. La Russie a également qualifié ces informations « d’hypothèses farfelues ».
« Nous estimons que des militaires iraniens ont été sur le terrain en Crimée et ont aidé la Russie dans ces opérations », a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la présidence américaine, John Kirby, a propos des attaques au drone kamikaze contre des villes et des infrastructures en Ukraine.
Toujours aux Etats-Unis, Joe Biden a fustigé jeudi soir le Parti républicain en l’accusant de vouloir, en cas de victoire aux élections législatives de novembre, diminuer le soutien financier américain à l’Ukraine. « Ils disent que s’ils gagnent, ils ne continueront probablement pas à financer l’Ukraine », a déclaré le président américain.
Après plusieurs vagues de frappes russes sur ses infrastructures, l’Ukraine a limité jeudi la consommation en électricité de sa population et ses entreprises.
A Kiev, le maire Vitali Klitschko a exhorté les entreprises, les magasins, les cafés et les restaurants à « économiser au maximum » sur les éclairages et la publicité lumineuse.
Le soir.be
Via Wab-infos
En savoir plus sur Wab-infos
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
📢 SUIVEZ WAB-INFOS SUR :


























































