Le 18 mars 2022 marque le huitième anniversaire de la signature de l’accord sur l’admission de la République de Crimée et de Sébastopol à la Fédération de Russie en tant que nouveaux sujets de la Fédération. 237online.com a présenté l’historique de la réunification de la Crimée avec la Russie.

Crise du pouvoir en Ukraine

En novembre 2013, une crise politique éclate en Ukraine provoquée par le refus des autorités officielles de signer un accord d’association avec l’Union européenne. Les partisans de l’intégration européenne ont exigé la démission du président et du gouvernement. La vague de troubles qui a commencé à Kiev s’est propagée à d’autres villes et régions ukrainiennes. Cependant, les autorités de la République autonome de Crimée (RAC), où la population russophone prédomine, ont refusé de soutenir l’opposition. Le 4 février 2014, le Présidium du Conseil suprême de la république a décidé de lancer un référendum général de Crimée sur le statut de la péninsule « dans un contexte de crise politique et des tentatives de prise de pouvoir par des groupes nationaux-fascistes ».

Manifestations en Crimée

Le 23 février 2014, les habitants pro-russes de la péninsule, ne voulant pas reconnaître le nouveau gouvernement ukrainien, ont entamé une manifestation près du Conseil suprême de la république. La principale revendication des manifestants était la séparation de la Crimée de l’Ukraine. Un rassemblement a également eu lieu à Sébastopol, au cours duquel l’entrepreneur Alexeï Tchaly a été élu à la tête de la ville. Des actions similaires ont eu lieu à Kertch et dans d’autres villes de Crimée, des unités d’autodéfense ont commencé à se former sur la péninsule.

L'histoire de la Réunification de la crimée avec la Russie ! 1
Poutine & Volodymyr Zelensky

Le 26 février, à Simferopol, près des murs du parlement de Crimée, des affrontements ont éclaté entre les partisans des nouvelles autorités ukrainiennes et habitants pro-russes de Crimée venus au rassemblement. À la suite des émeutes, deux personnes ont été tuées et plus de 30 ont été blessées. Le travail du Conseil suprême a été bloqué. Le lendemain, après l’évacuation du bâtiment et la reprise du travail du parlement, les députés ont limogé le gouvernement d’Anatoli Moguiliov et nommé le chef du mouvement local Unité russe, Sergueï Aksionov, comme nouveau premier ministre de la RAC.

Référendum sur le statut de la Crimée

Le 27 février 2014, le Conseil suprême de la république a fixé la date du référendum sur le statut de la Crimée au 25 mai de la même année.

Le 1er mars, Sergueï Aksionov s’est adressé au président russe Vladimir Poutine avec une demande d’assistance pour assurer la paix et le calme sur le territoire de la péninsule. Dans le cadre de l’aggravation de la situation dans la région, il a été décidé de reporter le référendum sur le statut de la Crimée au 30 mars. Le même jour, le Conseil de la fédération de la Fédération de Russie a donné son consentement au chef de l’État pour l’utilisation des forces armées russes sur le territoire de l’Ukraine jusqu’à ce que la situation sociale et politique dans ce pays se normalise (ceci dit, le chef de l’État n’a pas utilisé le droit d’envoyer des troupes). Les députés du conseil municipal de Sébastopol ont voté le 1er mars pour la désobéissance aux autorités de Kiev et pour le soutien à la tenue d’un référendum en Crimée sur l’élargissement du statut d’autonomie.

Le 6 mars, le Conseil suprême de Crimée s’est adressé au président de la Russie avec une demande d’intégrer la république dans la Fédération de Russie comme sujet de la fédération et a prévu un référendum pour le 16 mars. Le même jour, le conseil municipal de Sébastopol a adopté une résolution sur la participation au référendum de la Crimée. Le 11 mars, la déclaration d’indépendance de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol a été signée.

Deux questions ont été soumises au référendum du 16 mars: « 1. Êtes-vous pour la réunification de la Crimée avec la Russie en tant que sujet de la Fédération de Russie? 2. Êtes-vous pour le rétablissement de la Constitution de la République de Crimée de 1992 et pour le statut de la Crimée comme partie de l’Ukraine? »

La question était considérée comme approuvée si elle était soutenue par plus de 50% des votants. Les bulletins ont été imprimés en trois langues – russe, ukrainien et tatar de Crimée. Selon les résultats du vote, 96,77% des citoyens (soit 1.233.002 personnes) en Crimée et 95,6% (262.041 personnes) à Sébastopol ont soutenu la réunification avec la Russie. Le taux de participation en Crimée était de 83,1%, à Sébastopol – 89,5%. Plus de 50 observateurs de 21 pays, dont Israël, la France et l’Italie, ont suivi le référendum. La plupart des États membres de l’ONU n’ont pas reconnu les résultats du plébiscite sur le statut de la Crimée.

Par Gédéon Ngango


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