Paul Rusesabagina, opposant du président rwandais Paul Kagame et connu internationalement pour avoir sauvé des centaines de personnes pendant le génocide des Tutsi en 1994, a affirmé samedi que les Rwandais étaient « des prisonniers dans leur propre pays ».

Après avoir passé plus de 900 jours dans une prison rwandaise, il a remercié les Etats-Unis pour l’organisation de sa libération surprise, qualifiant son expérience de « l’enfer ».

Paul Rusesabagina

De son domicile à San Antonio, au Texas (Etats-Unis), M. Rusesabagina a dénoncé le gouvernement rwandais comme étant autoritaire et privant ses citoyens de droits et de possibilité de contestation.

Il a également accusé le gouvernement de chercher à le faire taire en utilisant des tactiques politiques, de surveillance et de violence. M. Rusesabagina a révélé que le film « Hôtel Rwanda » sorti en 2014 avait montré au monde « les vraies couleurs » du gouvernement. Il a dénoncé les enlèvements, les emprisonnements forcés, la torture, les meurtres et les procès truqués organisés par le gouvernement à l’encontre de ceux qui s’opposent à lui.

Le célèbre héros du film « Hôtel Rwanda », âgé de 69 ans et détenteur de la citoyenneté belge, a été remis en liberté en mars après avoir été détenu pendant 939 jours.

Sa peine de 25 ans de prison pour « terrorisme » a été commuée par arrêté présidentiel. Sa condamnation en septembre 2021 avait suscité une réprobation internationale.

Les défenseurs des droits de l’homme accusent le Rwanda, dirigé d’une main de fer par M. Kagame depuis la fin du génocide, de réprimer la liberté d’expression et l’opposition. M. Rusesabagina avait été arrêté à Kigali en 2020 dans des circonstances troubles, après avoir pensé prendre un vol à destination du Burundi. Il a été jugé de février à juillet 2021 et accusé de « terrorisme » pour des attaques menées par le Front de libération nationale (FLN), qualifié de groupe terroriste par Kigali.

Les partisans de Rusesabagina estiment que son procès a été entaché d’irrégularités. Bien qu’il ait admis avoir fondé en 2017 le Mouvement rwandais pour le changement démocratique (MRCD), dont le FLN est considéré comme le bras armé, il a toujours nié toute implication dans les attaques.

Son retour sur la scène médiatique alors qu’il avait un engagement écrit de n’est plus faire la politique est un cauchemard pour Paul Kagame, car Paul possède un carnet d’adresses et un forte personnalité, un alternatif sérieux à actuel président rwandais.

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