Les organisations de la société civile dont l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), l’Association Congolaise d’accès à la Justice (ACAJ) et le Réseau Gouvernance Economique et démocratie (REGED) demandent à la justice de la République démocratique du Congo, de poursuivre l’ancien chef de l’État Joseph Kabila et ceux qui étaient des premiers ministres de 2008 à 2018.

Joseph Kabila

Dans un communiqué rendu public le mercredi 1er mars 2023, ces organisations disent soutenir le rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) sur la convention Sino-congolaise des mines. Elles disent que les infrastructures prévues dans cette convention dont 5.000 logements sociaux à Kinshasa et 3.000 en provinces, 3.735 kilomètres des voies ferrées, 31 hôpitaux de 150 lits, 145 centres de santé dans les 145 territoires de la RDC, 2 barrages hydroélectriques et autres, n’ont jamais été réalisées par les chinois, selon la convention.

A en croire Jean-Claude Katende, l’un des signataires de ce communiqué, qui a tenu un point de presse à Lubumbashi au nom de toutes ces organisations, la Sicomines a encaissé 9 milliards de dollars américains contre seulement 822 millions d’infrastructures bénéficiés par la RDC.

 » C’est facile qu’on se pose la question de 2008 jusqu’à l’avènement du président Tshisekedi qui était dans la gestion de ce partenariat ? Si vous ne comprenez pas, moi je vais vous aider à les trouver. La première personne à mettre en cause, c’est le président Joseph Kabila parce qu’il était là quand ce contrat a été signé. Le deuxième niveau de responsabilités, ce sont les différents premiers ministres qui se sont succédé depuis 2008 à 2018. Le troisième niveau de responsabilités, ce sont les agents de la Gécamines parce que la Gécamines représente les intérêts de l’État congolais dans cette convention ici « , a-t-il déclaré.

Le président de l’ASADHO a précisé que la justice congolaise doit s’impliquer avec impartialité pour remettre la population congolaise dans ses droits.

 » Donc à titre de responsabilités, toutes ces personnes doivent être mises en cause mais c’est pourquoi nous ne voulons pas de la partialité, nous ne voulons pas de l’injustice. Nous demandons aux cours et tribunaux d’enquêter pour établir de manière judiciaire à quel niveau chacun a joué un rôle pour que ça soit une enquête juste pour tout le monde « , a-t-il soutenu.

Dans ce rapport, Florimond Muteba, Jean-Claude Katende, Georges Kapiamba et Abraham Djamba recommandent au président de la République, au gouvernement et aux cours et tribunaux de ne pas laisser impunis les crimes économiques commis dans le cadre de cette Convention, en cas d ‘établissement de culpabilité par les cours et tribunaux ; de se saisir de ce dossier dans lequel notre pays a perdu plusieurs dizaines de milliards de dollars américains sans aucun résultat visible en terme des infrastructures au niveau de la Cour de Cassation sur base du rapport de l’IGF.

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