Le Général Baseleba une audience personnelle avec le président de la République Félix Antoine Tshisekedi pour lui parler de sa sécurité et complot mené contre lui pour l’assassiner.
« Je ne peux pas accepter que ce qui est arrivé à feu le président de la République Démocratique du Congo, Mzée Laurent Désiré Kabila, arrive à l’actuel président qui a consacré le pays entre les mains de Dieu au stade des Martyrs. Ma requête est la suivante : Je sollicite de votre Cour, une audience personnelle auprès du Chef de l’État parce que je n’aimerais pas que ce qui était arrivé à Mzée (Ndlr : assassinat), lui arrive. Et pour cela j’aimerais que lui-même puisse me recevoir. Ce que j’ai à dire, il n’y a que lui qui peut l’entendre, et personne d’autre. Si votre haute Cour n’arrive pas à lui transmettre ce message du général Baseleba, estimant que ce n’est pas nécessaire, elle portera alors la lourde responsabilité de ce qui lui arrivera avant la fin de son mandat. Je vous en supplie, transmettez-lui ce message. Je crois que j’ai l’obligation, le devoir de protéger le Chef de l’Etat jusqu’au sacrifice suprême. J’ai dit ».

Avec cette déclaration à forte charge sécuritaire, le procès du Général Baseleba a pris une autre tournure. Des questions sur le sérieux et la consistance des propos de cet officier général semblent même reléguer au second plan l’affaire pour laquelle il comparait. De quels éléments disposerait-il pour tirer la sonnette d’alarme? Comment a-t-il eu vent d’un complot en vue de l’assassinat du chef de l’Etat ? Qui serait le cerveau moteur de cette conspiration macabre ?
Inférence faite, on comprend que cet officier général des forces armées fait allusion à l’assassinat de Mzee Laurent Désiré Kabila du 17 janvier 2001. Il sait donc de quoi il parle car, comme auditeur, il a instruit l’affaire de l’assassinat de cet ancien président de la République.
S’agit-il du bluff, d’une diversion, d’une alerte fondée sur des faits avérés, ou encore d’une simple manœuvre tendant à entretenir la psychose dans l’opinion ? Dans l’hypothèse où ces révélations sont vraies, pourquoi avoir attendu d’être arrêté pour dénoncer ce prétendu complot? Autant de questions que doit se poser tout esprit éclairé.
Pour nombre d’observateurs, il faudra, en prenant toutes les précautions possibles, le laisser rencontrer le président Félix-Antoine Tshisekedi. C’est la seule façon de juger du caractère sérieux ou non des prétendues menaces de la sécurité nationale.
Il y a donc lieu de ne pas négliger d’emblée les déclarations du général Baseleba. Car, en matière de sécurité, mille précautions valent mieux qu’une. Toujours dans ce secteur hypersensible, il vaut mieux pécher par excès que par défaut.
C’est dire que si cet ancien avocat général raconte du bluff, il y a quand même lieu, à partir de ses dires, de dénicher quelque chose, de prendre des précautions pour que le pire n’arrive jamais.
Entre temps, l’instruction au niveau de la Haute Cour militaire, au sujet des armes frauduleusement introduites par lui à la prison militaire de Ndolo doit continuer. Il faudra absolument que la lumière soit faite au sujet de ces armes présumées destinées à Kyenge Kyenge, assassin de Floribert Chebeya.
Durant cette audience du 17 août, les juges de la Haute Cour militaire ont rejeté la demande de liberté provisoire sollicitée par les avocats de Jean Baseleba Bin Mateto. Ils ont levé la séance en renvoyant la cause à la huitaine, soit le 24 août prochain.
Par Gédéon Ngango
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