Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, est arrivé dimanche à Abu Dhabi où il doit signer, ce lundi 2 février, un accord de partenariat économique global avec les Émirats arabes unis. La cérémonie se déroulera au palais présidentiel de Qasr Al Watan, en présence du chef de l’État émirati, Mohammed ben Zayed Al Nahyane.

Cet accord, fruit de deux années de négociations, vise à « transformer les échanges commerciaux et les flux d’investissements » entre les deux pays, selon un communiqué de la présidence congolaise. Il s’inscrit dans la stratégie de Kinshasa de diversification de ses partenariats économiques, au-delà des acteurs traditionnels.

Les secteurs concernés incluent le commerce, les mines et les transports, avec une attention particulière portée au secteur minier. Les Émirats, qui constituent l’un des principaux hubs mondiaux pour le commerce de l’or, sont considérés par Kinshasa comme une destination clé pour les exportations minières congolaises, notamment celles provenant de l’est du pays.

Des sources proches du dossier soulignent que cet accord pourrait permettre à la RDC de mieux encadrer ses exportations d’or et de réduire les flux illicites qui transitent souvent par des circuits régionaux frauduleux. Il fait suite à d’autres initiatives récentes, comme la signature en janvier 2026 de plusieurs mémorandums d’entente avec des entreprises émiraties dans la province minière du Lualaba.

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La délégation congolaise inclut notamment le ministre du Commerce extérieur Julien Paluku, le ministre des Mines Louis Kabamba, ainsi que la ministre du Portefeuille et des membres du cabinet présidentiel. Une réunion préparatoire s’est tenue dimanche après-midi à Abu Dhabi.

Ce déplacement intervient dans un contexte régional marqué par les tensions persistantes à l’est de la RDC, où les autorités accusent régulièrement le Rwanda de soutenir des groupes armés et de faciliter l’exploitation illégale des ressources minières. Le partenariat avec les EAU est perçu par certains observateurs comme une tentative de reprendre le contrôle sur ces flux et de promouvoir une traçabilité accrue.

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Les détails précis des engagements – volumes d’investissements, projets prioritaires ou clauses spécifiques – n’ont pas encore été rendus publics. Kinshasa espère néanmoins que cet accord attirera des capitaux structurants et contribuera à la création d’emplois dans un pays riche en ressources mais confronté à des défis sécuritaires et infrastructurels majeurs.

Ce partenariat s’ajoute à d’autres efforts diplomatiques récents de la RDC, notamment dans le cadre des processus de paix régionaux soutenus par les États-Unis, le Qatar ou l’Angola.


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