Monseigneur Donatien N’shole est tout aussi scandalisé par l’arrestation brutale de Salomon Kalonda Idi Della, le bras droit du leader d’Ensemble pour la République (ER), Moïse Katumbi.

Mgr Donatien N’shole

Le secrétaire général de la CENCO juge “rétrograde”, la méthode utilisée (donc la violence) par la Garde républicaine pour mettre la main sur le conseiller spécial de l’opposant Moïse Katumbi. Le chapelain de sa sainteté, le pape a laissé entendre, au cours d’une émission télévisée à Kinshasa, que ces genres d’arrestations spectaculaires ne sont pas dignes pour un état de droit. “ Vous avez vu comme on l’a saisi? Comme un criminel, un terroriste qu’on était en train de poursuivre, est-ce le cas ? ”, s’est-il interrogé.

D’après le prélat catholique, il ya une procédure à respecter lorsqu’on veut interpeller quelqu’un, comme le mandat d’amener et autres. “ On peut avoir des bonnes raisons de l’arrêter, je ne condamne pas parce que je ne sais pas pourquoi. Mais il y a une façon d’arrêter quelqu’un dans un pays civilisé, dans un état de droit ”, a-t-il décrié.

Des ténors du pouvoir affirment que Salomon Kalonda Idi Della est au cœur d’une affaire touchant à la sûreté de l’État, sans pour autant donner les moindres détails. Au quartier général d’Ensemble à Kinshasa, son secrétaire général, Dieudonné Bolengetenge, rappelle que SK Della est détenu illégalement. Pour Olivier Kamitatu, le porte-parole de Moïse Katumbi visé aussi par le pouvoir, le pays assiste à une panoplie des dictatures. “ On assiste à une violation flagrante des principes élémentaires du droit : kidnapping, arrestation sans motif, isolement, torture morale, détention arbitraire. La panoplie des dictatures. On arrête d’abord, on interroge ensuite ” a fustigé sur Twitter l’ancien président de l’Assemblée nationale.

Depuis trois jours que Kalonda est détenu à la Demiap, ses avocats sont toujours interdits de le rencontrer. À ce stade, les articles 18 et 19 de la Constitution sont énervés, explique Me Christian Nkoy, l’un des membres du collectif de Salomon Kalonda Idi Della. Le premier stipule (dans son alinéa 3) : “ La personne gardée à vue a le droit d’entrer immédiatement en contact avec sa famille ou ses avocats ”. Le second précise que “ même devant les services de sécurité, tout justiciable a le droit de se faire assister ”. Ce qui est bafoué malheureusement par le régime Tshisekedi.

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