C’est dans la nuit de ce dimanche 17 juillet qu’Odette P.A, la trentaine, a rendu l’âme dans un hôpital de Douala.

La jeune femme qui vendait ses charmes au carrefour Nelson Mendala, non loin du lieudit « ELF » avait été conduite en piteux état dans la formation sanitaire durant la nuit lundi 11 au mardi 12 juillet dernier. Ceci après avoir subi les assauts de sept hommes d’affilée. Un scénario horrible qu’Odette est loin d’imaginer lorsqu’elle est abordée. Un peu plus tôt ce soir-là, par un client apparemment  banal, révèle Cameroon tribune.

Après entente sur la transaction, l’homme demande à conclure l’affaire chez lui, Direction, une chambre dans une mini-cité au quartier Song-Mahop, entre la « Elf » et le «Carrefour Combi». C’est après la prestation convenue que le piège se referme sur Odette. Sans moyen de défense, elle va être violée par six autres hommes, qui vont  visiblement s’assurer qu’elle n’alerte pas le visionnage.

Alors que le sixième violeur s’active, il constate que la jeune femme tourne de l’œil : épuisée, elle est en train de perdre connaissance. L’agresseur prend peur et sort avertir ses complices. Le septuor funeste prend la fuite. Odette se met à gémir, se traîne au sol vers la porte. Alertée par ses sanglots, une voisine réplique. Elle trouve la jeune femme se tordant de douleur, l’intimité ensanglantée. « Ça ne va pas, sauvez-moi », parvient à articuler Odette.

La voisine lui prend son téléphone et le scrolle. Le numéro « ma copine » attire son attention, elle compose. Odette entre-temps s’évanouie. La «copine», belle nuit également, arrive. La police sera alertée et Odette transportée pour l’hôpital. Après trois jours difficiles, la jeune femme va apparemment sortir de la zone critique. Sa famille à Douala, elle est veillée par sa «copine» (les deux femmes étaient d’ailleurs colocataires dans une chambre à « Elf »).

C’est devant cette dernière qu’Odette a comme une crise, dimanche nuit. Elle est prise d’agitation et ses yeux se révulsent. Le personnel soignant alerté, Odette est prise en charge. Mais ne s’en sortira pas. La police, descendue sur les lieux du crime, a entendu le bailleur. D’après ce dernier, la chambre a été prise, il y a un an par un tiers, qui lui a ensuite présenté quelqu’un  d’autre, avant de disparaître. Le bailleur dit percevoir, à date fixe, ses 7 500 F de loyer, tantôt d’un individu, tantôt d’un autre, et personne ne lui demande de reçu. L’enquête se poursuit.

Par Gédéon Ngango


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