Sultani Makenga, le chef rebelle du M23, a récemment fait une déclaration dans une vidéo, marquant sa première prise de parole depuis la résurgence du mouvement armé en 2022. Dans sa déclaration, il a affirmé qu’il continue de demander un dialogue avec Kinshasa.

Pendant ce temps, le président congolais Félix Tshisekedi rencontrait son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, pour discuter des solutions possibles au conflit dans l’est de la RDC. Alors que Ramaphosa a évoqué la négociation comme une option, Tshisekedi s’est montré très ferme en affirmant qu’il ne souhaitait pas négocier avec le M23.

Selon Tshisekedi, le Rwanda profite économiquement de l’instabilité dans la région et nie toute implication dans le conflit, ce qui rend les discussions avec ce pays très difficiles. Il a également souligné que le Rwanda envoie des représentants qu’il qualifie de « pantins » et de « supplétifs » de l’armée rwandaise pour discuter avec un gouvernement légitime et reconnu, ce qui, selon lui, ridiculise la RDC. De plus, Tshisekedi a exprimé sa volonté de ne pas répéter les erreurs du passé en négociant avec des groupes armés qui reprennent les armes peu de temps après.

De son côté, Sultani Makenga n’a pas changé de position. Lors d’une interview accordée à un journaliste indépendant depuis Jomba, dans la région de Rutshuru près de Bunagana, contrôlée par la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), le chef rebelle du M23 a déclaré que le mouvement avait fait sa part en se retirant de certaines zones occupées. En conséquence, il exige un dialogue direct avec Kinshasa, une demande formulée depuis le début de l’offensive.

Makenga a également souligné que si le dialogue n’était pas engagé, le mouvement du M23 ne se sentirait « en aucun cas » concerné par le processus de cantonnement et de désarmement convenu lors du dernier sommet de l’EAC le 31 mai.

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